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Misanthropie + injustice = colère.

3:17am. Un quartier chic de Paris.

- "Commissariat du 17e arrondissement...
- bonsoir monsieur, je suis navré de vous déranger, je suis Mr G du 168 boulevard Pereire, je vous appelle pour un souci du voisinage...
- Du tapage ?
- oui certes, mais surtout le fait que je sois monté pour simplement leur demander de fermer leur fenêtre et que mon coup de sonette s'est suivi d'insultes et de coups de pieds dans la porte...
- c'est ou ?
- au troisième étage, escalier du fond, porte de gauche.
- oui c'est à dire que vous savez monsieur, c'est samedi soir, y'a pas beaucoup de sortie sur le 17, donc les tapages ne sont pas prioritaires, donc je ne vous dit pas qu'il y aura une voiture dans les 10 minutes, ce sera plutôt de l'ordre de l'heure, mais assurément je vous fais envoyer une voiture.
- Je comprends, c'est normal, je vous remercie monsieur, au revoir.
- au revoir, passez une bonne nuit."

Il est 4h38, je reviens de dehors car n'arrivant pas à dormir, je voulais prendre l'air. 2 voitures de polices banalisées sont passées devant moi, garnies de 4 policiers. A part me fixer pendant leur passage voir si j'avais l'air louche, rien ne s'est passé.
Alors je ne sais pas, peut-être faut-il que je fasse justice moi même. Attraper la hache de la bouche incendie, monter au 3e, défoncer la porte pour pouvoir parler au locataire et lui dire que je voulais simplement lui demander de fermer sa fenêtre, puis lui demander lequel de ses potes m'avait traité d'enculé, pour commencer ma nuit sur une note gaie et rafraîchissante, en repaignant son appartement de petit bourgeois irrespecteux avec les globules rouges de son pote. C'est incroyable ce qu'il peut se passer comme choses sur un "simple malentendu".

"Ne quittez pas, la préfecture de police de Paris va prendre votre appel. Vivez Paris en toute sécurité. La préfecture de police vous aide à vous protéger. Elle lutte ainsi chaque jour contre l'insécurité, pour le bien et la tranquilité des parisiens. Ne quittez pas, la préfec...".


Science = Bullshit

La canicule a t-elle des effets sur la sexualité ? Le docteur, Jacques Waynberg, sexologue et enseignant à Paris VIII , nous répond.

La chaleur a t-elle des répercussions sur l’activité sexuelle ?
Une répercussion indirecte, très mal étudiée d’ailleurs. L’émotion érotique met en route des mécanismes : une augmentation du pouls, de la respiration et donc du stress. Faire l’amour est stressant et je ne voudrais pas fustiger les impuissants… Au-delà d’une certaine température, 30 à 35°, le corps est en surchauffe et donc aussi en stress. L’homme cherche par tous les moyens à faire baisser la température, si on ajoute à ça l’excitation érogène, il y a concurrence ! La chaleur est donc dissuasive puisque le corps féminin comme masculin est déjà stressé.

Mais ne dit-on pas que la sueur secrète des hormones ?

Le corps secrète plus d’hormones lorsqu’il est stressé, c’est vrai. Mais la température met le corps à l’épreuve, le coût énergétique le fatigue et tout devient plus éreintant. L’odeur de la sueur peut attirer lorsqu’il fait froid mais pas lorsque le corps est en surchauffe. D’ailleurs la performance sexuelle est diminuée par une trop forte chaleur. À moins d’être bien installé avec ventilateur et bougies parfumé, l’hyperthermie est contreproductive.

Donc les jeunes filles en tenue légère n’ont aucun effet sur les hommes ?
Les filles dénudées ne sont séduisantes et attirantes pour les hommes que dans un magasin climatisé ou chez Picard !


Légume

Je suis vide. Vidé. Evidé. Je n'ai même plus de centre, juste des bords. Je n'ai plus de moëlle, juste des os. Je perds la vue, je vais devenir aveugle, cette belle ironie. Rapidement tout devient flou, sur les bords, au centre. Mes doigts, mes bras, mon cou ne plient plus. Je suis rentré dans le cercle, je commence à n'importe quel point et ne finis jamais. Vidé, Evidé. Mes pores sont bouchés, ma peau se détache, mes pieds tombent et mes genoux aussi. Tout enfle.

...And there is nothing I can do, à pat me traîner sur les genoux...

Evidé, vide, vidé, appeuré.


'spèce d'autiste...

Il a de cela quelques semaines, je regardais une émission dans laquelle Jean-Louis Aubert était invité. Il y parlait de la disparition de son meilleur ami, et de l'amour qu'ils se portaient l'un envers l'autre. Il parlait de sentiment amoureux, sans le sexe, ni l'attraction.
Cela m'a interpellé. Pas choqué ou surpris, juste interpellé. J'ai ramené la chose à moi et je me suis demandé si je ressentais cela pour mes amis. J'ai retourné le truc dans ma tête, mais j'en suis arrivé à la conclusion que je n'ai pas d'amis, ou alors que je ne sais pas ce que c'est que l'amitié. Certes, je suis fils unique et je n'ai pas besoin de grand monde autour de moi. Mais certes, j'ai des gens que je vois et certains que j'ai toujours considéré comme "amis".
Mais amis plus que copains, parce qu'au bout d'une quinzaine d'année que vous connaissez et fréquentez quelqu'un, j'imagine qu'il devient un ami...
Sauf que non... J'ai fait le tour de mes "supposés" amis et je suis arrivé à une autre conclusion.

D'un coté mes amis "mâles". Et bien je ne peux pas dire que je les aime. Ca m'est impossible, car ce n'est pas ce que je ressens. Je les aime bien, mais à y réfléchir, je me sens moyennement proches d'eux. De là je me dis qu'il y a cette barrière qui fait que l'amitié entre homme doit être virile. Que je dois être gêné par le fait d'aimer un homme. Alors oui, sans doute, ça doit me gêner et je ne dois pas concevoir aimer un homme, mais même sans cela, non, je n'éprouve pas sentiments "forts" pour mes amis.

De l'autre coté, mes amis "femmes".Là déjà, tout se passe mieux. Et pourquoi ? Parce que je me rends compte que je dois être ou avoir été amoureux de toutes ces amies. Il y a M évidemment qui est une amie, mais parce que c'est celle que j'ai sans doute le plus aimé dans ce début de vie. Je pense aussi à ma cousine Polonaise, de qui je suis sans doute tombé amoureux un jour, mais amour interdit parce qu'incestueux... Et puis B, qui est apparue à un moment de ma vie ou j'en avais besoin, et qui a su remplir mes vides sentimentaux tout ce temps là, sans qu'il y ait pourtant quoique ce soit de "consommé".

Tout cela pour dire que je ne connais pas l'amitié. Que je ne connais pas la limite entre l'amour et l'amitié. Que peut être il n'y en a pas, mais que je ne conçois pas cela. Que ça m'est impossible. Alors je ne comprends pas, je me dis qu'il y a un grand manque dans ma cervelle, que quelque chose cloche, que c'est trop ambigu...
quand je parle à M de sa meilleur amie, cela ne fait pas de doute pour elle, elle l'aime. Et ça m'agace forcément, parceque je ne comprends pas.
C'est étrange parce qu'en même temps, je ne ressens pas de manque particulier, mais cette confusion des sentiments est affolante, et je pense que j'y penserais maintenant "en amont" d'une relation qui démarre. et ça, ça me gêne. comme si c'était pas assez compliqué comme ça...

Ou alors, une fois de plus, ma grande naïveté me joue encore des tours et je suis complètement à coté de la plaque (d'ailleurs je vous entends vous moquer...).

Là ou ça se complexifie pour moi, c'est que j'ai un idéal assez exclusif de l'amour. Quand j'aime, je n'aime pas à moitié, et je ne change pas d'avis une semaine après avoir découvert que j'aimais... Et de même, cet amour m'emplit entièrement (joli pléonasme, mais je préfère en faire un euphémisme...).
De là, je me dis que je suis condamné à ne pas avoir d'ami(e) si je ne suis pas amoureux, et une seule amie si je suis amoureux, puisque celle que j'aime sera mon amie (j'ose même pas imaginer être célibataire et me faire d'un homme un ami, ça pourrait déraper alors !??!!!??!!).
C'est flippant. Ca me fait flipper, et j'ère depuis cette émission dans les limbes de mes sentiments... Je cherche, je retourne, je fouille, pour au final ne pas comprendre. Jean-Louis Aubert, je ne te remercie pas. c'est grave docteur ?

Ou alors, accepter que je suis un putain d'égoïste qui ne veut pas d'amis. J'en sais foutre rien.

la fracture héroïque

Il est à peu près 18h et le générique de "ils" (bien flippant comme il faut ce film, courrez-y si vous voulez vous faire peur...) défile sur l'écran. Mon coca-light 50cl m'appuie fortement sur la vessie et il est temps de se diriger vers les toilettes. Evidemment, la sortie de la salle ne se fait pas par l'entrée, mais par le bas et il faut que je remonte le courant tel un saumon bravant le torrent glacé, en direction du cerbère qui garde la porte d'entrée avec son sac poubelle (en l'occurrence, ELLE ressemble vraiment à un cerbère avec son air top aimable, genre "ça me fait déjà chier de bosser un dimanche, le premier qui moufte je le découpe et je le donne à bouffer à mon sac poubelle...").
Je remonte donc, d'un pas de tongs décidé, quand soudain, un pied de fauteuil égaré vient percuter violemment mon petit orteil droit. La douleur monte immédiatement dans chacun de mes deux yeux, mais ne bravant que mon courage, c'est avec les lèvres pincées que j'essaye d'articuler "excusez-moi, je peux passer par là pour aller aux toilettes svp" alors que dans ma tête, je n'ai qu'un "P****n de ta m*re s****e, de p**a m***e qui t******e La g**********f de son l********n" qui ricoche dans tous les coins.
Le cerbère ne m'écoutant pas, je pousse la porte, et alors que mon yogi mental me dit que la douleur n'est qu'illusion, je commence à me dire que les effets spéciaux sont super bien foutus pour une illusion, parce que là j'ai l'impression d'avoir une grue de chantier accrochée à mon orteil.
Je jette donc un oeil, par précaution, et la c'est la suite du film d'horreur : le petit coquin qui me sert d'orteil à décidé de se le jouer perpendiculaire par rapport à ses 4 autres copains. Et bizarrement, alors que je me disais justement que je devais pas avoir encore assez mal, la douleur visuelle s'ajoute à ma souffrance morale, et encore un peu plus lorsque je me mets à penser qu'il va falloir redresser tout ça.
Ca s'est passé plutôt bien, et un "cloc" sordide plus tard, le tout était en place de nouveau. Fait chier, c'est pété...
tout ça pour dire que ce genre d'accident est le plus con du monde. quand on se pète quelque chose (je suis coutumier du fait, on m'appelle par mon prénom au service traumato de l'hôpital du coin...), un bras ou une jambe, on peut toujours inventer un truc pour sortir en héros bléssé, mais quand on se fracasse un doigt de pied, c'est toujours contre un frigo, un pied de table ou un montant de lit. bref un truc pas glamour, pas vraiment glorieux non plus... Anorak si tu me lis, il me semble que tu avais abordé le sujet déjà, désolé de t'avoir piqué l'idée, mais là, y'a presque mort d'homme...

comment dire... Aïe...

Ten things about me...

Those things about me...

Revenir

Fendre la bretagne au volant du plus beau des bolides, hurler le karaoké avec mon poisson qui frétille dans sa bouteille à mes cotés, savourer de l'excellente musique dans les oreilles, regarder dans le rétro et n'y voir qu'un coucher de soleil en fuite, faire la course avec les nuages rosis au loin devant. Eteindre la clim et ouvrir les fenêtres en grand. Adorer être (presque) seul et finir le paquet de petits écoliers. Pour un retour c'est un bon retour, avec des morceaux d'elle dans la tête. Ce soir je vais m'abandonner à la capitale, me laisser bouloter par la chaleur parisienne. Demain il faudra se lever, seul.
C


Parce qu'elles n'ont pas le monopole

Une photo

So long Syd

Fuck, un de moins...

Maggy


Je marche en me disant qu'il fait vraiment très chaud, et pour la première fois je me rends compte que nous somme vraiment en été. Je lève un peu la tête et ferme les yeux pour profiter un peu mieux de la chaleur de Râ. Maggie m'avait donné rendez-vous à l'hôtel Raphaël une semaine auparavant. Par e-mail, je n'avais jamais osé me servir du numéro de téléphone qu'elle m'avait donné à moi, cet inconnu. Les américains sont comme ça, ils doivent se dire que les gens de Paris sont forcément des gens bien, puisqu'ils ne sortent pas de chez eux sans avoir consciencieusement pensé à la façon dont ils sont habillés. en tous cas elle était comme ça, elle.
J'arrive doucement devant l'hôtel, et cet homme habillé de rouge m'ouvre la porte. Je me sens soudain un peu nerveux, et je me dis que je vais enfin la rencontrer. Sans trop y croire. Mais quand même un peu.

"Bonjour, je viens voir Mademoiselle Gyllenhaal, elle a du vous prévenir de mon arrivée ?
- tout à fait Monsieur, elle vous attend dans sa chambre, je me charge de vous faire accompagner..."
Sa chambre ? SA CHAMBRE ???!!! J'ai à peine le temps de paniquer, qu'un ridicule bonhomme sort de l'ascenseur et me souris à pleines dents, avec toutes les formules d'usage qui vont bien. Il m'invite à le suivre. Plutôt deux fois qu'une, buddy...
Nous montons jusqu'au dernier, et je sors le premier de la cage (je hais les ascenseurs), sans même me soucier d'une quelconque marque de politesse. Le petit bonhomme me dit que c'est la chambre 612, et disparaît rapidement derrière les portes qui se ferment. J'ai juste le temps d'apercevoir son sourire rassurant.
Je suis devant la porte 612 et une douce musique qui ne m'est pas inconnue s'échappe sous la porte. Les kings of convenience, je l'entends fredonner. Je frappe assez fort pour être entendu, et la musique s'estompe presque au même moment. J'entends courir, et je n'ai pas le temps d'analyser ce qui se passe que la porte s'ouvre.

Je ne vois que ce gigantesque sourire qui m'emporte le mien jusqu'aux oreilles, et d'un geste militaire, je lui tends une main glaciale, la plus maladroite de ma carrière de 2nde classe maladroit. "Hi Maggie...
- Noooooooooooooo (dit elle), nous sommes à le Paris, il faut faire les choses de le Paris, je veux te l'embrasser le visage, c'est comme ça que les gens parisienne le font, non ?"
Puis elle se jette sur moi, et me claque la bise comme le premier des poulbots de la butte.
"- I'm so glad you came, Cyril, come on in, We gotta lot of things to tell each other, at last !"
Je la suis volontiers, elle me traîne dans la plus grande et prétentieuse chambre d'hôtel aux murs blancs que j'ai jamais vu. Je lui parle de la musique et elle ne me croit pas quand je lui avoue que je suis assez fan des kings. Elle me raconte sa rencontre avec eux et n'a de cesse d'utiliser des tas de superlatifs qui feraient bien honneur aux norvégiens s'ils les entendaient. Son discours s'entrecoupe de petits silences ou elle glisse un "je suis tellement content de ta voir" dans un français délicieux. Cette robe lui va à ravir, tant et si bien que je ne peux me rappeler de sa couleur. Elle est pieds nus, et m'installe dans le prétentieux canapé en me tendant un verre prétentieux en me demandant ce que je veux boire. Elle me dit qu'elle s'emmerde à mourir dans cet hôtel, et qu'elle ne tournera pas avant demain, que le type qui l'a engagé ne sait pas ce qu'il fait et qu'elle se demande vraiment pourquoi elle a accepté. Elle inonde la prétentieuse (mais épaisse, néanmoins) moquette et éclate de rire, en ajoutant qu'il faut vraiment être dingue pour mettre de la moquette si épaisse dans un endroit fait pour boire et manger...

Je lui demande des tas de choses, si la vie à New York ne lui fait pas regretter celle de LA. En amoureuse des livres, elle préfère évidemment les bibliothèques de New York que les salles de sport de LA. Elle me dit que c'est son père qui l'a poussé a partir étudier à New York, et que si elle quittait un jour cette ville, ce serait pour Londres... "Ou Paris, si la tour Eiffel arrive à bien m'aimer".

Sa famille lui manque, elle ne la verra sans doute pas avant thanksgiving. Elle s'ennuie à mourir ici, dans cette chambre me dit-elle sans cesse. "Je n'arrive pas à croire que je suis à Paris et que je suis coincé dans cette chambre. Heureusement que tu as pu venir, j'étais tellement excitée de pouvoir te rencontrer". Excitée, elle ? C'est un cadeau en or qu'elle me fait, et je ne sais par quelle idiotie inconsciente, je lui dis que c'est un peu pareil pour moi, et qu'elle fait sans doute partie de mes amours secrètes les plus tenaces. Elle rit à tue-tête en me disant que je suis gentil, et que je venais de réaliser un de ces fantasmes les plus tenaces à son tour : recevoir une déclaration d'un français... Je ris jaune en me rendant compte de ce que je viens de dire, elle rit de plus belle en se précipitant sur moi pour m'honorer cette fois d'un typique hug américain, qui me fait perdre tout mon souffle, ma conscience, ma pudeur. Elle réussit à me mettre à l'aise, et je n'en sortirais pas indemne. Je tente un "I don't know what I can save you from, mon morceau préféré" qui n'a pour effet que de lui faire me serrer un peu plus fort

A ce moment là, alors que j'allais lui demander si je pouvais la prendre en photo, elle s'écarte, ouvre des yeux immenses, et me coupe dans mon élan en pointant du doigt, la bouche en O, mon appareil photo. "Let's make pictures together, in this very expansive suite, it'll be funny, we'll makes faces like kids do". J'ai bien envie de lui dire que j'ai moyennement envie d'être sur les clichés, mais je crois à vrai dire que je n'ai guère le choix. Les duo-toportaits se succèdent, avec les plus beaux tirages de langue, les plus beaux doigts dans la bouche et les plus beaux fous rire qu'il m'ait été donné de voir en photo. cette fille est folle. Juste folle. Je réussis quand même, dans un moment d'absence, à lui clicher son visage. Elle s'interrompt en enlevant la charlotte imprimée du logo de l'hôtel de sa tête, et me dit, de la façon la plus sérieuse du monde : "J'emmerde le metteur en scène ! Emmène-moi voir Paris, fais moi découvrir ton meilleur endroit pour manger du fromage, nous n'avons pas le temps de rester dans cette chambre, je ne connais pas Paris et je repars demain..."
Je la regarde, et je n'ai évidemment pas le choix, si ce n'est celui que de me rappeler la date de construction de la tour Eiffel. Mais même sous la torture, je n'aurai pu dire non à cette délicieuse malade. Elle me dit que Jake sera furieux quand il apprendra que sa soeur a de nouveau désertée un plateau, et qu'il l'engueulera comme quand elle avait 12 ans et qu'elle se planquait toute la journée, alors que lui n'en avait que 9 et la cherchait partout pour jouer aux soldats. Elle me dit qu'elle s'en fout. Elle me prend la main et ne la lâchera pas de si tôt. Avec un peu de chance, je pourrais peut-être même -entre le Panthéon et la rue Saint Michel- lui demander de m'épouser, et au mieux, lui réclamer 6 enfants. Ou 8.
Passée la grande porte du hall de l'hôtel, son facétieux sourire me fera la conversation. Elle écoutera tous mes anachronismes sur le grand palais, mes idioties sur la supposée homosexualité du vice roi d'égypte qui a offert a louis XV l'obélisque de la place de la concorde en gage de fidélité et de dévouement sexuel au roi français, et ne se plaindra même pas de l'inexactitude de mon propos de parisien inculte. Elle est fantastique Maggie. je me trompe rarement sur mes amours secrètes.

La comedia del arte...

Je suis content, ce matin on m'a servi sur un plateau et en images, ce pourquoi je peux détester le foot, et son esprit loin de celui du sport. D'un coté la violence dans la plus grande rencontre où sont censés s'affronter les plus grand dont on attend un peu plus que des coups de boules à la Depardieu, et de l'autre, le cours Florent en action, L'actor's studio au mieux de sa forme, bref, le n'importe quoi dans l'éxagération, la bouffonerie, la tricherie. Juste minable.

C


Par ordre alphabétique

Associable
Autodidacte
Bordélique
Conciliant
Décidé
Dépensier
Egoïste
Fidèle
Gentil
Individualiste
Insouciant
Manque de confiance en soi
Négligeant
Pas rancunier
Patient
Persévérant
Serviable
Solitaire
Tête-en-l'air
Tolérant

PS: Et c'est même pas moi qui le dit...


And So it is...

Ce film me déchire. Ca fait 10 mois que j'ai a acheté le dvd, et je recule à chaque fois son visionnage après l'avoir v au ciné. Et ce soir, je n'ai pu reculer. Parce que -qui ne le sais pas-, ce n'est pas parce qu'on repousse quelque chose (j'ai dit chose...) qu'on en a pas envie...
Il me déchire par tous les pores. Chaque plan, chaque ligne de dialogue, chaque réplique résonne dans mon inconscient, mon conscient, ma conscience, mon Moi, mon Surmoi et pas seulement cinématographique. C'est incroyable, Tout de la bande son à la fureur amoureuse de Clive Owen retourne ce qui me reste d'humain.
Clive Owen, ignoble, amoureux, touchant, menteur.
Julia Roberts, touchante, menteuse, amoureuse, photographe.
Jude Law, menteur, amoureux, menteur, menteur, menteur.
Nathalie Portman, amoureuse, amoureuse, amoureuse, touchante, Parfaite. Et menteuse.
Je n'ai jamais vu un scénario aussi cruel, cruel comme la vie, cru comme les sentiments, ignobles comme les Hommes (notez le H majuscule). Ce film est une dureté... On ose même pas penser comme on pense dans ce film. Avant ce film on se disait qu'on voulait des histoires d'amour comme dans les films. Après ce film, on a plus envie d'aller au cinéma. Juste de regarder ce dvd encore. Encore. Encore. Et espérer que le film ressorte.


Le samedi ça sert aussi à ça.

A quoi me direz-vous ? A cuisiner en musique pardi ! J'adore faire la tambouille, je ne pourrais pas me passer de musique, alors pourquoi ne pas concilier l'agréable à l'agréable. car on le sait tous, "plus vous hachez fin, plus vous libérez de saveur". La cuisine étant séparée de la salle à manger/auditorium, je me colle mon casque sur les oreilles, je tourne la molette de mon ipod pour que le son me passe direct dans le sang, et j'envoie la sauce en attanquant la sauce. Oui, parceque ce soir, ce sera moussaka...
Je commence à me trémousser en hachant des oignons, au rythme de la batterie. Il faut se concentrer, les oignons c'est pas un fût ou une cymballe, y'a pas de quoi se trouver, si on tape a coté, c'est les doigts direct. Ca ferait pas propre dès le premier morceau du concert.
La salle est petite, à peine 3 m2 pour m'exprimer, sauter, vivre ma musique. Oui la vie de cuistot-musicien, c'est pas évident tous les jours... et on nous parle des intermittents du spectacle, moi c'est les oignons qui me font pleurer !
Je fonds avec Tom Yorke alors que les aubergines dorent doucement dans l'huile d'olive, et je profite d'un moment de répit pour entammer un solo de guitare éléctrique / spatule qui me vaudra une jolie tâche sur ma chemise. Je suis pas encore ridicule, parcequ'il faut pas croire, je sais vraiment en jouer de la guitare, et enchainer les vrais placements de doigts sur un bout de caoutchouc, faut du mérite...
On commence à crever de chaud ici, et j'arrache littéralement 3 boutons de ma chemise, alors que la béchamel trépigne à gros bouillons... Le public est chaud ce soir, aussi bien coté agneau tomate oignons canelle, que du coté béchamel.
La fin du deuxième morceau est là, j'en profite pour me rafraîchir trois secondes en plongeant la tête dans le congelo. Mon manager suédois Hagen dazs me dit que je fais du bon boulot, je lui réponds avec un sourire en coin que le macaron noix de coco lui va super bien. Je repars -non sans lui laisser un clin d'oeil - et j'enchaine direct sur "fake plastic trees"; la salle est en délire, les groupes se mélangent : Les aubergines de la fosse se retouvent sous le clan de la sauce tomate, eux même submergés par la béchamel... La température est nickel, je peux passer au clou du spectacle... Je me déchaine en touchant presque la suspension ikéa, je secoue la tête d'arrière en avant comme un hardos au mieux de sa forme, la transe n'est pas loin. Et là, c'est le drame, mon casque fait un gros splotch dans la sauce tomate... Me coupant dans mon élan jubilatoire... nom d'un Keith Richard, c'est mes invités qui vont être content de trouver des bouts de mousse dans le plat principal! Je me décide à sacrifier le torchon pour ne pas perdre une seconde, mon public étant prêt à passer au four. J'ouvre la porte du four sur l'intro de street spirit, et je vois tous les briquets allumés... C'est beau... J'enfourne le tout et je laisse la magie opérer... J'éteinds la lumière, je laisse le tout mijoter, et je me prépare en buvant une demie bouteille d'eau derrière la scène / salle à manger pour le rappel : une tatin poire chocolat... Je fais le vide dans ma tête pendant trois secondes. Je prends une grande respiration... Je n'ai pas le droit de louper le final, pas après un pur moment de bonheur comme celui là... Les émotions, ça creuse...


inexprimable

J'écoute radiohead "just" et ma tête implose. Mon coeur se retourne sur lui-même et frappe. Mon estomac brûle. J'ai la soudaine envie d'une photographie. comme un fix. comme une grande claque de Rock. you do it to yourslf, just you, you and no-one else. Je suis en manque. Clairement. Un besoin insupportable. Et inexprimable. Alors à quoi bon en parler ? Fuck it. Bouger , partir , dégager, changer, respirer. J'en crêve. Je vais en crever. Et déjà tout le monde frappe à ma tête tellement j'y fous le boxon.


La couleur de la robe de la dame

On est au mois de juillet et il est bien temps de se rendre à l'évidence. Aux chiottes ma bonne résolution de tout faire pour aller vers les autres. L'évidence, donc. Soit les résolutions sont par essence / coutûme / whatever intenables, soit c'est un échec pur et simple de ma part, sans excuse valable, ni édulcorant. Peut-être que tout ça est encré quelque part entre le x et le y, bien planqué au détour d'un désoxyribo-nucléique quelconque. en bref, ptêt que j'peux pas lutter.
Pourtant j'ai essayé hein, et les objectifs que je m'étais donné à moi tous seul me semblaient à ma portée, et je me disais bien que cette année, j'allais faire pêter les statistiques sur les résolutions tenues.

Pourtant je suis quelqu'un de super gentil. Pour ça j'avais pas trop à me forcer, c'est naturel chez moi. Un don de mes parents qu'ils m'ont chacun légué à part égale. Genre limite couillon des fois, mais ça n'en est pas moins de la gentillesse. voilà un aquis. c'est toujours ça de pris (oui, un acquis qu'on apelle ça). Ca tombe bien, la gentillesse, ça se trouve pas à tous les coins de rue, ni au monop, j'ai regardé par curiosité...
La curiosité justement... Bah ça aussi j'en avais en stock, et pourtant je m'en sers tous les jours, du bout de mon appareil à prendre des photos. donc la non plus pas de soucis.
Etre compréhensif, et attentif qu'il y avait marqué. Là encore, j'ai bien l'impression que j'ai pas trop à me forcer, puisque ça m'arrange plutôt en fait. Pas trop doué pour parler, je le suis forcément à comprendre et à écouter. Enfin écouter pour commencer.
bon le plus dur, il faut l'avouer, c'est de trouver les points de contact. Je suis pas un pilier de bar. Les boîtes, je n'y ai jamais cru. Et puis quand je vais dans les musées, j'attends que la nuit soit tombée. Et j'aime pas qu'on me fasse chier à la bibliothèque, surtout que j'y vais jamais. Ah, c'est là le hic alors ? Je devrais attendre une 7e résurrection pour voir le don de sociabilité se coller derrière mes yeux ?
Bah non mon pauv monsieur, même pas, à l'heure de l'internet, c'est fastoche tout ça ! ah mais oui, ça l'internet, je sais faire aussi.
Et puis pour finir le tour des requirements, la volonté je l'avais évidemment, sinon j'aurais jamais signé de mon sang cette sale résolution (qui pue).

Annie était étudiante en Ohio. elle m'avait laissé quelques commentaires sur son site, m'avait contacté par mail pour me demander je ne sais plus quoi. elle parlait français, s'intéressait beaucoup à la culture française, à peu près autant que moi à la culture américaine, et devait venir faire ses études à Paris.
Annie est venue à Paris.
Annie était seule à Paris et si je n'osais lui demander dans les mails que nous échangions, Annie a pris les devants et a voulu me rencontrer. Ca ne se refuse pas de la part d'une américaine qui vous sort des références à "de battre mon coeur s'est arrêté" en français dans le texte... En tous cas, ça tease ma curiosité.
Annie m'a d'abord filé un lapin monumental, avec une excuse tout au moins bidon, surtout lorsqu'on à 22 ans. Puis Annie m'a filé un 2e rendez-vous, mais avait 43 minutes de décalage horaire à l'atterissage. Et est restée, environ 1h 26.
Après tout elle a pu être déçue par ma gentillesse, ma curiosité, ma compréhension et mon écoute. Pourtant elle me file un numéro à 10 chiffres quelques jours après et veut partager des cheesenan avec moi pour son anniversaire. Je hausse les épaules, mais j'accepte de bon coeur, toujours. On parle de 3000 choses, et elle me pique même la moitié de mon dessert. A ce moment là j'aurais pu me fâcher, mais même pas *joke*. Et puis comme à la sortie de chez poojah, il est tout de même 21h40 et que le temps est très clément et fort propice à un Paris by night, bloody Annie doit rentrer. Comme j'avais gardé un peu de compréhension pour le digestif, je souris et je recolle me fesses sur mon scooter. Je me dis qu'elle m'a appris plein de mot en anglais (genre woozilly), que j'ai eu un joli point de vue d'étrangère sur ma ville fétiche, et que je n'ai plus qu'à me satisfaire de tout ça. Et je suis satisfait, même si je reste un peu dubitatif. Avec un peu d'abstraction et des trucs à ulcère, le tout passe plutôt bien.
Et comme nous avons la passion de la photographie tous les deux et que je trouve son point de vue parfois intéressant, à défaut de trouver ses photos potables (ça c'est fait), je décide de l'e-mailer pour lui proposer un sortie photo. MMM... ah moins que... Ah mais non, c'est elle qui me propose une sortie photo ce samedi de février à Montmartre. Je décide d'arrêter mon ulcère, et je gobe mes plus beaux sourires par paquet de douze, parce que les sourires, ça aide toujours à faire passer une sale tête (de goule des maleterres...).
Je suis 20 minutes en avance, on ne sait jamais. Si je continue de compter, on fêterait aujourd'hui son 4e mois et demi anniversaire de retard. Pas un coup de fil, pas un sms de réponse à celui dans lequel je m'inquiétais qu'il lui soit arrivé quelque chose. Juste un e-mail le lendemain soir. "Désolée". Perso je me serais plutôt excusé. faut voir.
Mais comme j'aime bien comprendre, j'essaye de prendre contact, en écrivant un mail, qui restera sans réponse. Heureusement, la vie continue sur nos sites internet respectifs, comme si de rien était. Commentaires. commentaires. re-commentaires.
Aujourd'hui je pige toujours pas. Pourtant, je ne pense pas avoir eu un seul geste, un seule parole déplacée. Même pas une seule pensée, naïf que je suis. Peur-être ne l'ai justement pas assez entreprise ? Je ne saurais jamais et c'est ca le pire...
Des examples comme ça j'en ai des milliards depuis le début de l'année. Hommes, femmes, perso, boulot, collègues, amours, amitiées. Pourtant je reste calme, je ne cède pas aux signes faciles de ce qui pourrait être mal interprété. Je ne m'emballe que quand on a clairement manifesté une envie quelconque. Et pourtant ça méta-foire. Et quand je m'en inquiète, j'ai plus grande concentration d'autistes en face de moi. C'est moi l'autiste dans cette pièce, bordel !

Alors aujourd'hui, 7 juillet 2006, je prends ma buddy-list (msn / aim / yahoo messenger), je la chiffonne bien comme il faut, je la piétine, j'y fous le feu, et j'attends qu'elle se consume.
Parce que c'est trop con d'attendre des choses qu'on ne vous filera jamais. des réponses ou des explications. Parce que j'ai beau crever la gueule ouverte à demander pourquoi, personne ne v(p)eut répondre. C'est grave. Je n'ai rien demandé à personne, je ne demande pas a ce qu'on me dise oui, mais juste qu'on me dise quelque chose. aujourd'hui je me dis que si mes résolutions ont foiré, c'est à cause de l'indifférence. Pas à cause du mensonge, du refus, de la haine. Juste de la plus détestable des dames en longue robe, couleur indifférente.
Alors je vais prendre mon poisson thaïlandais sous un bras, ma petite M. qui m'a dit l'autre jour qu'elle m'aimerait toujours, et je vais retourner dans ma tête loin. Loin mais seul. alors je continuerais à dire oui. A être en avance. Mais faut plus compter sur moi pour le reste, j'en ai trop marre de monter les marches quatre à quatre, et de buter sur la troisième. Cause there's nowhere like alone...



hey - been trying to meet you - hey - must be a devil between us - or whores in my head - whores at my door - whores in my bed - but hey - where - have you - been ?

Une éprouvante vérité



There is
no
place like
alone
.





Ce billet est une sous-bouse galactique

Je suis aujourd'hui d'une insupportable mauvaise humeur. Va pas falloir faire chier.
Me suis levé à la bourre (ça devient chronique), j'ai fait des cauchemards à la con.
J'ai failli me bouffer 2 voitures qui roulaient en sens inverse sur ma file.
Je n'arrive plus à écrire (la preuve), j'ai la tête hantée.
Un collègue ne cesse de demander quel jour on est à la cantonnade dans le bureau (à la 5e fois, je lui balance mon calendrier 40x35 en carton bien dur dans la tête).
Et puis c'est l'anniversaire d'un crétin de président, les supporters de l'équipe du brésil maudisent leur équipe en les insultant, ce qui prouve une fois de plus a quel point le football engendre des comportements d'une rare intelligence.
Et puis je lis sur le site de Rose des commentaires qui me laissent peu d'espoir sur l'humanité toute entière (rien que ça). Je cite "...". Oh et puis non, ça m'écorche trop... Mais lire que quand une femme dit "non", c'est que c'est "peut-être", ou que tant qu'un type n'a pas violé une femme ou qu'il n'a pas fait usage de la force, c'est qu'il la respecte dans ses décisions, j'ai juste envie de violence crue et physique pour le coup.
Ces jours-ci, je préfèrerais être un animal, un poisson rouge, une poule, ou alors une coquillette. Plutôt que d'avoir à porter le deuil de la connerie humaine.

Tant et si bien que ce soir, j'avais de grands projets, mais pour éviter d'avoir à me dégoter un avocat qui pourra me défendre d'un meurtre de sang froid, je vais peut-être rentrer, sagement. Et encore, je ne vous parle pas de "l'autre"... Il faut vraiment que j'arrive à faire un billet sur la fin de mes bonnes résolutions. Ca ne peut que me faire du bien. Ou des photos. Ou du sport. Non pas du sport. Des photos. Remplir la carte de l'appareil pour vider la mienne.

Je déteste quand tout m'énerve. Y compris moi.


Certains dimanches.

Couché très tard, levé très tard. Chaleur sous le casque. Déambulations dans les halles. Tower zinger sur les marches devant les sculptures sur l'eau et ce mur dont je suis amoureux. Copinage et partage avec un gentil moineau. Marche odorante derrière Beaubourg, puis musée gratuit au 4e étage. fascination de ce nouvel endroit qui me parle à l'oreille. Mon premier Dali en Vrai. Oeil sur les toits, dans l'étuve des tubes qui grimpent et m'usent. Danse de rue sous le soleil de plomb. Photos. Rencontre. Retour dans mon antre frais. Rupture sensuelle et longue de mon abstinence douloureuse. Discussion salvatrice, corps emmêlés, par deux fois. 500 grammes de cerises grosses comme le poing à même le sol. Sucrées, juteuses, pourpres, douces. Le week-end, se termine. Sans ambiguité. Je m'endors avec le sourire. Couché très tard, levé très tard. Chaleur sous le casque. Déambulations dans les halles. Tower zinger sur les marches devant les sculptures sur l'eau et ce mur dont je suis amoureux. Copinage et partage avec un gentil moineau. Marche odorante derrière Beaubourg, puis musée gratuit au 4e étage. fascination de ce nouvel endroit qui me parle à l'oreille. Mon premier Dali en Vrai. Oeil sur les toits, dans l'étuve des tubes qui grimpent et m'usent. Danse de rue sous le soleil de plomb. Photos. Rencontre. Retour dans mon antre frais. Rupture sensuelle et longue de mon abstinence douloureuse. Discussion salvatrice, corps emmêlés, par deux fois. 500 grammes de cerises grosses comme le poing à même le sol. Sucrées, juteuses, pourpres, douces. Le week-end, se termine. Sans ambiguité. Je m'endors avec le sourire. Encore. J'en veux encore.