La couleur de la robe de la dame
Par Dale Coooper
On est au mois de juillet et il est bien temps de se rendre à l'évidence. Aux chiottes ma bonne résolution de tout faire pour aller vers les autres. L'évidence, donc. Soit les résolutions sont par essence / coutûme / whatever intenables, soit c'est un échec pur et simple de ma part, sans excuse valable, ni édulcorant. Peut-être que tout ça est encré quelque part entre le x et le y, bien planqué au détour d'un désoxyribo-nucléique quelconque. en bref, ptêt que j'peux pas lutter.
Pourtant j'ai essayé hein, et les objectifs que je m'étais donné à moi tous seul me semblaient à ma portée, et je me disais bien que cette année, j'allais faire pêter les statistiques sur les résolutions tenues.
Pourtant je suis quelqu'un de super gentil. Pour ça j'avais pas trop à me forcer, c'est naturel chez moi. Un don de mes parents qu'ils m'ont chacun légué à part égale. Genre limite couillon des fois, mais ça n'en est pas moins de la gentillesse. voilà un aquis. c'est toujours ça de pris (oui, un acquis qu'on apelle ça). Ca tombe bien, la gentillesse, ça se trouve pas à tous les coins de rue, ni au monop, j'ai regardé par curiosité...
La curiosité justement... Bah ça aussi j'en avais en stock, et pourtant je m'en sers tous les jours, du bout de mon appareil à prendre des photos. donc la non plus pas de soucis.
Etre compréhensif, et attentif qu'il y avait marqué. Là encore, j'ai bien l'impression que j'ai pas trop à me forcer, puisque ça m'arrange plutôt en fait. Pas trop doué pour parler, je le suis forcément à comprendre et à écouter. Enfin écouter pour commencer.
bon le plus dur, il faut l'avouer, c'est de trouver les points de contact. Je suis pas un pilier de bar. Les boîtes, je n'y ai jamais cru. Et puis quand je vais dans les musées, j'attends que la nuit soit tombée. Et j'aime pas qu'on me fasse chier à la bibliothèque, surtout que j'y vais jamais. Ah, c'est là le hic alors ? Je devrais attendre une 7e résurrection pour voir le don de sociabilité se coller derrière mes yeux ?
Bah non mon pauv monsieur, même pas, à l'heure de l'internet, c'est fastoche tout ça ! ah mais oui, ça l'internet, je sais faire aussi.
Et puis pour finir le tour des requirements, la volonté je l'avais évidemment, sinon j'aurais jamais signé de mon sang cette sale résolution (qui pue).
Annie était étudiante en Ohio. elle m'avait laissé quelques commentaires sur son site, m'avait contacté par mail pour me demander je ne sais plus quoi. elle parlait français, s'intéressait beaucoup à la culture française, à peu près autant que moi à la culture américaine, et devait venir faire ses études à Paris.
Annie est venue à Paris.
Annie était seule à Paris et si je n'osais lui demander dans les mails que nous échangions, Annie a pris les devants et a voulu me rencontrer. Ca ne se refuse pas de la part d'une américaine qui vous sort des références à "de battre mon coeur s'est arrêté" en français dans le texte... En tous cas, ça tease ma curiosité.
Annie m'a d'abord filé un lapin monumental, avec une excuse tout au moins bidon, surtout lorsqu'on à 22 ans. Puis Annie m'a filé un 2e rendez-vous, mais avait 43 minutes de décalage horaire à l'atterissage. Et est restée, environ 1h 26.
Après tout elle a pu être déçue par ma gentillesse, ma curiosité, ma compréhension et mon écoute. Pourtant elle me file un numéro à 10 chiffres quelques jours après et veut partager des cheesenan avec moi pour son anniversaire. Je hausse les épaules, mais j'accepte de bon coeur, toujours. On parle de 3000 choses, et elle me pique même la moitié de mon dessert. A ce moment là j'aurais pu me fâcher, mais même pas *joke*. Et puis comme à la sortie de chez poojah, il est tout de même 21h40 et que le temps est très clément et fort propice à un Paris by night, bloody Annie doit rentrer. Comme j'avais gardé un peu de compréhension pour le digestif, je souris et je recolle me fesses sur mon scooter. Je me dis qu'elle m'a appris plein de mot en anglais (genre woozilly), que j'ai eu un joli point de vue d'étrangère sur ma ville fétiche, et que je n'ai plus qu'à me satisfaire de tout ça. Et je suis satisfait, même si je reste un peu dubitatif. Avec un peu d'abstraction et des trucs à ulcère, le tout passe plutôt bien.
Et comme nous avons la passion de la photographie tous les deux et que je trouve son point de vue parfois intéressant, à défaut de trouver ses photos potables (ça c'est fait), je décide de l'e-mailer pour lui proposer un sortie photo. MMM... ah moins que... Ah mais non, c'est elle qui me propose une sortie photo ce samedi de février à Montmartre. Je décide d'arrêter mon ulcère, et je gobe mes plus beaux sourires par paquet de douze, parce que les sourires, ça aide toujours à faire passer une sale tête (de goule des maleterres...).
Je suis 20 minutes en avance, on ne sait jamais. Si je continue de compter, on fêterait aujourd'hui son 4e mois et demi anniversaire de retard. Pas un coup de fil, pas un sms de réponse à celui dans lequel je m'inquiétais qu'il lui soit arrivé quelque chose. Juste un e-mail le lendemain soir. "Désolée". Perso je me serais plutôt excusé. faut voir.
Mais comme j'aime bien comprendre, j'essaye de prendre contact, en écrivant un mail, qui restera sans réponse. Heureusement, la vie continue sur nos sites internet respectifs, comme si de rien était. Commentaires. commentaires. re-commentaires.
Aujourd'hui je pige toujours pas. Pourtant, je ne pense pas avoir eu un seul geste, un seule parole déplacée. Même pas une seule pensée, naïf que je suis. Peur-être ne l'ai justement pas assez entreprise ? Je ne saurais jamais et c'est ca le pire...
Des examples comme ça j'en ai des milliards depuis le début de l'année. Hommes, femmes, perso, boulot, collègues, amours, amitiées. Pourtant je reste calme, je ne cède pas aux signes faciles de ce qui pourrait être mal interprété. Je ne m'emballe que quand on a clairement manifesté une envie quelconque. Et pourtant ça méta-foire. Et quand je m'en inquiète, j'ai plus grande concentration d'autistes en face de moi. C'est moi l'autiste dans cette pièce, bordel !
Alors aujourd'hui, 7 juillet 2006, je prends ma buddy-list (msn / aim / yahoo messenger), je la chiffonne bien comme il faut, je la piétine, j'y fous le feu, et j'attends qu'elle se consume.
Parce que c'est trop con d'attendre des choses qu'on ne vous filera jamais. des réponses ou des explications. Parce que j'ai beau crever la gueule ouverte à demander pourquoi, personne ne v(p)eut répondre. C'est grave. Je n'ai rien demandé à personne, je ne demande pas a ce qu'on me dise oui, mais juste qu'on me dise quelque chose. aujourd'hui je me dis que si mes résolutions ont foiré, c'est à cause de l'indifférence. Pas à cause du mensonge, du refus, de la haine. Juste de la plus détestable des dames en longue robe, couleur indifférente.
Alors je vais prendre mon poisson thaïlandais sous un bras, ma petite M. qui m'a dit l'autre jour qu'elle m'aimerait toujours, et je vais retourner dans ma tête loin. Loin mais seul. alors je continuerais à dire oui. A être en avance. Mais faut plus compter sur moi pour le reste, j'en ai trop marre de monter les marches quatre à quatre, et de buter sur la troisième. Cause there's nowhere like alone...
hey - been trying to meet you - hey - must be a devil between us - or whores in my head - whores at my door - whores in my bed - but hey - where - have you - been ?
Pourtant j'ai essayé hein, et les objectifs que je m'étais donné à moi tous seul me semblaient à ma portée, et je me disais bien que cette année, j'allais faire pêter les statistiques sur les résolutions tenues.
Pourtant je suis quelqu'un de super gentil. Pour ça j'avais pas trop à me forcer, c'est naturel chez moi. Un don de mes parents qu'ils m'ont chacun légué à part égale. Genre limite couillon des fois, mais ça n'en est pas moins de la gentillesse. voilà un aquis. c'est toujours ça de pris (oui, un acquis qu'on apelle ça). Ca tombe bien, la gentillesse, ça se trouve pas à tous les coins de rue, ni au monop, j'ai regardé par curiosité...
La curiosité justement... Bah ça aussi j'en avais en stock, et pourtant je m'en sers tous les jours, du bout de mon appareil à prendre des photos. donc la non plus pas de soucis.
Etre compréhensif, et attentif qu'il y avait marqué. Là encore, j'ai bien l'impression que j'ai pas trop à me forcer, puisque ça m'arrange plutôt en fait. Pas trop doué pour parler, je le suis forcément à comprendre et à écouter. Enfin écouter pour commencer.
bon le plus dur, il faut l'avouer, c'est de trouver les points de contact. Je suis pas un pilier de bar. Les boîtes, je n'y ai jamais cru. Et puis quand je vais dans les musées, j'attends que la nuit soit tombée. Et j'aime pas qu'on me fasse chier à la bibliothèque, surtout que j'y vais jamais. Ah, c'est là le hic alors ? Je devrais attendre une 7e résurrection pour voir le don de sociabilité se coller derrière mes yeux ?
Bah non mon pauv monsieur, même pas, à l'heure de l'internet, c'est fastoche tout ça ! ah mais oui, ça l'internet, je sais faire aussi.
Et puis pour finir le tour des requirements, la volonté je l'avais évidemment, sinon j'aurais jamais signé de mon sang cette sale résolution (qui pue).
Annie était étudiante en Ohio. elle m'avait laissé quelques commentaires sur son site, m'avait contacté par mail pour me demander je ne sais plus quoi. elle parlait français, s'intéressait beaucoup à la culture française, à peu près autant que moi à la culture américaine, et devait venir faire ses études à Paris.
Annie est venue à Paris.
Annie était seule à Paris et si je n'osais lui demander dans les mails que nous échangions, Annie a pris les devants et a voulu me rencontrer. Ca ne se refuse pas de la part d'une américaine qui vous sort des références à "de battre mon coeur s'est arrêté" en français dans le texte... En tous cas, ça tease ma curiosité.
Annie m'a d'abord filé un lapin monumental, avec une excuse tout au moins bidon, surtout lorsqu'on à 22 ans. Puis Annie m'a filé un 2e rendez-vous, mais avait 43 minutes de décalage horaire à l'atterissage. Et est restée, environ 1h 26.
Après tout elle a pu être déçue par ma gentillesse, ma curiosité, ma compréhension et mon écoute. Pourtant elle me file un numéro à 10 chiffres quelques jours après et veut partager des cheesenan avec moi pour son anniversaire. Je hausse les épaules, mais j'accepte de bon coeur, toujours. On parle de 3000 choses, et elle me pique même la moitié de mon dessert. A ce moment là j'aurais pu me fâcher, mais même pas *joke*. Et puis comme à la sortie de chez poojah, il est tout de même 21h40 et que le temps est très clément et fort propice à un Paris by night, bloody Annie doit rentrer. Comme j'avais gardé un peu de compréhension pour le digestif, je souris et je recolle me fesses sur mon scooter. Je me dis qu'elle m'a appris plein de mot en anglais (genre woozilly), que j'ai eu un joli point de vue d'étrangère sur ma ville fétiche, et que je n'ai plus qu'à me satisfaire de tout ça. Et je suis satisfait, même si je reste un peu dubitatif. Avec un peu d'abstraction et des trucs à ulcère, le tout passe plutôt bien.
Et comme nous avons la passion de la photographie tous les deux et que je trouve son point de vue parfois intéressant, à défaut de trouver ses photos potables (ça c'est fait), je décide de l'e-mailer pour lui proposer un sortie photo. MMM... ah moins que... Ah mais non, c'est elle qui me propose une sortie photo ce samedi de février à Montmartre. Je décide d'arrêter mon ulcère, et je gobe mes plus beaux sourires par paquet de douze, parce que les sourires, ça aide toujours à faire passer une sale tête (de goule des maleterres...).
Je suis 20 minutes en avance, on ne sait jamais. Si je continue de compter, on fêterait aujourd'hui son 4e mois et demi anniversaire de retard. Pas un coup de fil, pas un sms de réponse à celui dans lequel je m'inquiétais qu'il lui soit arrivé quelque chose. Juste un e-mail le lendemain soir. "Désolée". Perso je me serais plutôt excusé. faut voir.
Mais comme j'aime bien comprendre, j'essaye de prendre contact, en écrivant un mail, qui restera sans réponse. Heureusement, la vie continue sur nos sites internet respectifs, comme si de rien était. Commentaires. commentaires. re-commentaires.
Aujourd'hui je pige toujours pas. Pourtant, je ne pense pas avoir eu un seul geste, un seule parole déplacée. Même pas une seule pensée, naïf que je suis. Peur-être ne l'ai justement pas assez entreprise ? Je ne saurais jamais et c'est ca le pire...
Des examples comme ça j'en ai des milliards depuis le début de l'année. Hommes, femmes, perso, boulot, collègues, amours, amitiées. Pourtant je reste calme, je ne cède pas aux signes faciles de ce qui pourrait être mal interprété. Je ne m'emballe que quand on a clairement manifesté une envie quelconque. Et pourtant ça méta-foire. Et quand je m'en inquiète, j'ai plus grande concentration d'autistes en face de moi. C'est moi l'autiste dans cette pièce, bordel !
Alors aujourd'hui, 7 juillet 2006, je prends ma buddy-list (msn / aim / yahoo messenger), je la chiffonne bien comme il faut, je la piétine, j'y fous le feu, et j'attends qu'elle se consume.
Parce que c'est trop con d'attendre des choses qu'on ne vous filera jamais. des réponses ou des explications. Parce que j'ai beau crever la gueule ouverte à demander pourquoi, personne ne v(p)eut répondre. C'est grave. Je n'ai rien demandé à personne, je ne demande pas a ce qu'on me dise oui, mais juste qu'on me dise quelque chose. aujourd'hui je me dis que si mes résolutions ont foiré, c'est à cause de l'indifférence. Pas à cause du mensonge, du refus, de la haine. Juste de la plus détestable des dames en longue robe, couleur indifférente.
Alors je vais prendre mon poisson thaïlandais sous un bras, ma petite M. qui m'a dit l'autre jour qu'elle m'aimerait toujours, et je vais retourner dans ma tête loin. Loin mais seul. alors je continuerais à dire oui. A être en avance. Mais faut plus compter sur moi pour le reste, j'en ai trop marre de monter les marches quatre à quatre, et de buter sur la troisième. Cause there's nowhere like alone...
hey - been trying to meet you - hey - must be a devil between us - or whores in my head - whores at my door - whores in my bed - but hey - where - have you - been ?
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