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Le destin...


OUUUUUUUUUUUUUUUCH !!!!!!!

C'est hier, à minuit, ou aujourd'hui, bref, peu importe, vous avez compris le topo, que s'est donc déroulée la soirée de lancement de la PlayStation 3. Plusieurs opérations étaient prévues par Sony France, à la FNAC des Champs Elysées, ou encore sur le Port de Suffren, près de la Tour Eiffel, dans une boutique éphémère FNAC, où 1000 consoles attendaient les premiers acheteurs. Dans le froid et une ambiance de plomb, le moins que l'on puisse dire, c'est que ce fut un véritable... fiasco ! Pas plus de 60 personnes étaient venus retirer leur précieux sésame (on parle de "90 ventes"), et les nombreux vigiles et autres barrières, semblaient faire de la figuration.

Sur les Champs, même topo, seules quelques personnes attendaient l'heure fatidique pour récupérer leur précieux bien. Microsoft s'est même fendu la poire en faisant passer à plusieurs reprises un bateau Xbox 360 devant celui affrété par Sony, ou encore à envoyer des SMS aux journalistes avec un gentil message "Xbox 360 vous souhaite une bonne soirée". Classe. J'en connais qui doivent jubiler aujourd'hui.

Cela veut-il pour autant dire que la console PS3 est un bide commercial ? On ne peut pas l'affirmer avec certitude à cette heure-ci. Paris n'est pas la France, et d'après les propos même du PDG de Sony France, Georges Fornay, la console est déjà un succès, en terme de réservations. Qui croire ? Nos yeux, ou les paroles d'un patron qui se veut rassurant ? Impossible à dire aujourd'hui, mais ce "bide", comme l'appelle LCI, pourrait sans doute faire rapidement bouger les choses d'ici peu de temps. On pense évidemment à une baisse de prix de la console, même si rien d'officiel n'a été dit à ce sujet.

[via gameblog]

Vivement Pâques...

.. I need chocolate...


Moi non plus j'aime vraiment pas le téléphone...

Petit démarchage téléphonique par un employé de british telecom...


Une saison au jardin des Tuileries

Je crois qu'on pourrait ne pas se voir pendant des décennies Maggie et moi, qu'on se retrouverait toujours au même endroit: là ou on s'est quitté la dernière fois. Il n'y a pas vraiment de point de suspensions entre deux de nos rencontres. Un sourire, puis un point la fois d'avant, une majuscule et une porte qui s'ouvre la fois d'après.
Cette fois-ci c'était la porte d'un taxi garé n'importe comment au bout de la rue de Rivoli, sous une nuée de klaxons assourdissants. Elle sourit, bien-sûr, ce depuis qu'elle m'a aperçu les mains dans les poches a coté de l'arrêt de métro Tuileries...
Elle sort de la Mercedes et trimballe comme à son habitude un sac de 45 litres et autant de kilos. elle se jette sur moi et son sac sur le trottoir. Je ne me fais pas à ses hugs presque violents, mais violently happy. Et si salvateurs. elle me sert fort, presqu'aussi fort que moi la bougresse. elle n'a que peu de temps comme souvent, mais je sais qu'elle dit ca pour se donner de l'importance alors qu'elle n'en a point besoin.

"direction les touileries" me dit-elle tout juste après m'avoir laché. Ca tombe bien, le touileries ne sont pas loin. Comme elle a des yeux partout, elle me dit qu'il ne pleuvera pas alors qu'elle m'entrinae derrière elle et que j'ai les yeux fixés au ciel.
Elle choisira le banc le plus improbable, le plus exposé aux courants d'air, le plus sale, et le moins confortable. Elle ne fait pas vraiment exprès, et je ne l'en blâme même pas.

On parle de tout trop vite, mais attentivement. Son sourire la trahit quand je lui parle de choses graves, je crois qu'elle est contente de me voir. Et j'ai tellement besoin de cela.
On ne dirait pas qu'elle est maman. surtout pas lorsqu'elle sort un paquet de popcorn Orville Redenbacher's au cheddar de son sac ou je pourrais presque siester.

"on s'en fout plein les mains et on a les doigts qui puent le cheddar après, mais ce sont vraiment mes préférés !!!"

Elle me ferait manger n'importe quoi je crois bien, si ce n'était pour l'entendre encore et encore me parler de sa vie. Oh rien de vraiment passionnant, mais je n'ai jamais vu une vie qui semble si choisie. Elle ne subit rien, ni ses ruptures, ni ses échecs, ni ses demis-succès. Elle préfère assurément choisir de manquer un rendez vous important, que de...

"Mais changeons de sujet tu ne me dis rien sur toi !"

"tu m'as manqué" lui dis-je, en éspérant que cela va la satisfaire, mais sans vraiment y croire. Elle insiste en souriant, j'aurais pu m'en douter, et j'ai un peu de mal à savoir quoi lui dire lorsqu'elle mange les popcorns par 6 en en laissant systématiquement tomber un au sol.

"Je ne sais pas quoi te dire, je fais mon boulot comme un zombie, j'ai un peu du mal a dormir la nuit, je grossis à vue d'oeil, je l'aime mais elle, je ne suis pas sûr, et je ne baise même plus assez pour savoir si je suis heureux..."

Elle s'interrompt, s'interloque, fait de grands gestes et finit innévitablement par virer ses pop corns au grand bonheur des pigeons :

"But it sux big time !!! It sux big time, it really sux ! why are you telling me this !!??"

Je hausse les épaules, lui souris, et remet mes mains dans mes poches.
Elle se lève en soupirant, et vient s'adosser à moi, de l'autre coté du banc. Elle soupire encore, une ou deux fois. c'est la première fois que nous passons si longtemps sans parler, mais il n'y a pas de malaise. Je m'en veux d'avoir causé son silence, moi qui avait attendu ses mots pendant tant de temps. Elle soupir encore et renverse sa tête sur mon épaule en me chuchottant :

"Why are you telling me this ?"

Mes épaules se lèvent encore.
Le vent aura soufflé, les feuilles auront volé, et on aura même eu le droit à un peu de pluie. c'est à ce moment qu'on bénit le grand sac qui peut aussi recevoir un parapluie pour deux. On aura jamais aussi peu parlé au final, mais j'aurais découvert qu'elle avait elle aussi des choses un peu moins joyeuses à me raconter, même sans mot dire. Dos à dos.
Dos à dos on a beaucoup fredonné de chansons ensemble. Dos à dos on a ri surtout. dos à dos elle a pleuré beaucoup. Je l'ai photographie à peine 5 ou 6 fois.


Shitty friday

C'est quoi une journée de merde ? Une journée de merde c'est quand il est 13:32 et qu'on se dit déjà "wow, quelle journée de merde !".
C'est quand on se lève le matin et qu'on est dans le gaz parce qu'on a veillé tard pour faire un truc qu'on a pas réussi à faire.
Qu'on arrive dans son nouveau bureau (qui n'est plus un bureau parce qu'on est maintenant dans un open space depuis 2 semaines) et qu'on se fait exploser la tête par son boss en direct live devant des dizaines de paires d'yeux qui convergent vers vous.
Que quelqu'un dont on a pas entendu parlé depuis presqu'une bonne année refait surface, et qu'on a du mal à réaliser si on est éveillé ou si on dort encore. Que cette personne vous a contacté via un screename msn qui n'est pas connecté, et qui n'affiche aucun contact dans votre liste de contact... Une journée de merde c'est une journée ou on est en panique et qu'il se passe des choses qu'on ne comprend pas.
Une journée de merde, c'est une journée ou votre collègue vous gave encore plus que d'habitude, vu que c'est une journée de merde, alors que elle, elle est vraiment pas plus chiante que d'habitude. Juste chiante as usual.
Que vous ne supportez plus les quasi quotidiennes remarques sur le contenu de votre déjeuner, parce que pour vous, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures.
Et puis que serait une journée de merde sans s'apercevoir vers midi en prenant votre téléphone portable, que celui ci est connecté au wap sans doute depuis le moment ou vous l'avez allumé, soit 2h environ plus tôt.
Une journée de merde, c'est aussi quand on sort s'acheter à manger, et que le passage sous le rayon infrarouge de la porte d'entrée de sa boite déclenche non seulement le portillon, mais aussi une averse, qui s'arrêtera lorsqu'on franchira le portillon en sens inverse.
Une journée de merde, c'est ne pas avoir de paille dans son coca light, et 8 morceaux de nuggets au lieu de neuf.

Il est 13h42, et je hais officiellement ce vendredi.
Cette journée de merde, c'est mon vendredi.
Et je le cède bien volontiers... A suivre...

PS : évitez de croiser mon regard, aujourd'hui ca sent l'homicide involontaire...

[MAJ 14h17 : Ca continue, la crise de nerfs est proche. A la recherche de Pokon à me coller en intraveineuse, il parait que ça fait du bien aux plantes.]

[maj 15h57 : plantage windows sévère avec perte de données et surtout perte du boulot que je faisais depuis environ 45mn. Au redemarrage, mes deux écrans sont inversés, mon pote windows a regroupé toutes mes icônes du bureau (568 environ) d'un coté de l'écran. Les nouvelles fenêtres apparaissent hors de mes écrans. Ma barre des tâches s'est faite la malle sur le mauvais écran, et quand ma souris sort à droite sur mon écran de droite, elle réapparait à gauche sur mon écran de gauche. vous pigez rien ? Moi non plus... Where is my mac ?]

[MAJ 16h56 : Ma collègue-binôme se casse à l'aise. qu'elle me demande pas un service dans un avenir proche, sinon je risquerai de me souvenir qu'elle m'a laissé dans la merde y'a pas longtemps]

[MAJ 20h40 : Mon imac ne boote plus, y'a des secteurs défectueux là ou il faut pas. Le disque dur à pris un coup dans l'aile. J'pense que je pouvais pas rêver à pire chose pour terminer cette journée. ah oui pardon, de merde la journée, de merde...]

Ana Beatriz est photogénique...


Depuis le temps que je cherchais cette vidéo...

Pour les non anglophiles, un nouveau concept : faire bosser un quatterback dans les bureaux pour faire respecter le règlement interne et augmenter la productivité... A chaque nouvelle lecture, je m'explose un zygomatique !

Ecorché ?

Emmène-moi danser dans les dessous des villes en folie puisqu'il y a dans ces endroits autant de songes que quand on dort

et on n'dort pas

alors autant se tordre ici et là et se rejoindre en bas, puisqu'on se lasse de tout, pourquoi nous entrelaçons-nous ?
Allez enfouis-moi passe-moi par dessus tous les bords mais reste encore un peu après que même la fin soit terminée; moi j'ai pas allumé la mèche c'est Lautréamont qui me presse dans les déserts, là ou il prêche ou devant rien on donne la messe...
Pour les écorchés serre-moi encore, étouffe-moi si tu peux toi qui sais ou après une subtile esquisse, on a enfoncé les vis...
Oh mais non rien de grave, y'a nos hématomes crochus qui nous sauvent et tous nos points communs dans les dents; et nos lambeaux de peau qu'on retrouve ça et là dans tous les coins... Ne cesse pas de trembler c'est comme ça que je te reconnais, même s'il vaut beaucoup mieux pour toi, que tu trembles un peu moins que moi.

Emmene-moi, emmene-moi on doit pouvoir se rendre écarlates et même si on précipite on devrait voir white light white heat
Allez enfouis-moi passe-moi par dessus tous les bords encore un effort on sera de nouveau

Calmes et tranquilles
Calmes et tranquilles


Serre-moi encore, serre-moi encore, étouffe-moi si tu peux... Serre-moi encore...


Rire du malheur des autres, c'est mal...

Mais ça fait tellement de bien...

"Selon le journal News of the World, Britney Spears, hospitalisée depuis quelques jours, irait très mal. La chanteuse aurait tenté de se pendre avec le drap de son lit après avoir couru dans toute la clinique en hurlant : "je suis l'antéchrist"."

L'information est à prendre avec des pincettes...


Y'a quand même un gros problème mondial avec les médias, et Internet... Aujourd'hui bizarrement j'en ris...
Internet et son pouvoir de persuasion sur les masses... Faudra que j'en fasse un billet un jour tiens... Si Internet ne m'a pas tué avant !

Lost soul forever



Samedi, 16h40. Je rentre dans cette grande surface surpeuplée, des écouteurs dans les oreilles et le son au maximum. Je n'entendrai pas la rumeur des clients, les offres ventes flash et la musique d'ascenceur.
Il est impossible de faire plus de 3 pas en ligne droite.
Il y a toujours un noeud, là, devant ou que je me trouve.
Ils s'arrêtent sans raison, ou pour goûter le saucisson, ou pour raconter leur semaine à la voisine qui fait ses courses au même endroit, ou juste pour rien.
Les néons tuent mes yeux, et j'erre dans les rayons sans vraiment trouver ce que je cherche. Je vois certaines personnes qui sourient franchement, d'autres qui revendiquent le point levé, les derniers qui poussent leur chariot avec une fierté digne de celle d'un empereur romain.
On jurerait même que certains ont sorti leurs habits du dimanche pour venir ici. c'est flippant. c'est la grande messe des courses alimentaires du samedi. J'en vois même qui draguent au rayon biscuits secs.

Tout cela commence à m'étourdir, et j'ai l'impression de tourner en rond, un peu comme un rat en cage. Comment peuvent ils sourire ? Parce que c'est leur raison d'être, de venir dépenser leur salaire a grand renfort de rillettes et de swiffers ? Je ne comprends pas mais je m'interroge, alors que je me fais la reflexion que c'est pile poil la dixième fois qu'on m'écrase l'orteil droit, lourdement. Bizarrement c'est la jungle, il n'y a pas vraiment de sens de circulation. Les conducteurs de caddies sont les rois. On les respecte. et plus le caddie est plein, plus il impose sa force en tête de gondole...
J'ai chaud, si chaud que j'aimerais me trouver devant les bacs a surgelés... Mais je n'ai rien à y faire. Je tente un autre chemin pour ne pas repasser une quinzième fois devant le même endroit et je me retrouve du coté des caisses : Je n'en crois pas mes yeux, mais aux caisses, il y a la télé. Pour remplir les temps de cerveaux disponibles sans doute, à moins que ce ne soit pour abrutir un peu plus les courageuses hôtesses de caisse.

Je ne trouve pas ce que je suis venu chercher, et la folie monte en moi. Mon pas se fait plus pressant, je n'arrive plus à me détourner des marques qui me sautent en pleine face... Il n'y que des personnes énormes autour de moi et tout tourne, je n'arrive plus à bouger. Une hôtesse qui s'adresse à moi parle sans lâcher de mots, et je me retourne pour ne pas avoir à subir la folie qui m'entoure. Ce supermarché me ramène à ma vie, et ses lumières qui m'aveuglent. Ces gens qui me bousculent sans prendre le temps de me considérer. Ces promotions sur les sentiments, et ses achats coup de coeur, par paquet de 4 uniquement. 1h de folie et de frénésie, de désirs et d'envies, pour tout effacer et laisser le tourment derrière soi une fois la caisse passée. Le ticket de caisse salvateur comme un bilan et un témoin de ce gâchis permanent.
Il est déjà bien trop tard : je lève la tête vers les faux plafonds, et j'avance vers la sortie, sans savoir ou elle se trouve. Je me rends compte alors, que pour toujours, je suis une âme perdue.

Y'a de l'abus...

D'habitude, chui un garçon posé, calme, gentil, patient, mais quand on me cherche on me trouve. Là ils s'attaquent carrément à un de mes films cultes et je trouve que y'a de l'abus. Alors pour ne pas passer pour la personne que je ne suis pas et pour ne pas partir dans un diatribe que personne en comprendrait (genre "get a life, Cil, prends du prozac et arrête de nous sâouler"), je préfère vous laisser juge...

'Closer', sortie en janvier 2005


'Les témoins', sortie en février 2007


Sur ce je vous laisse, faut que j'ailler crever les pneus du 4X4 du type qui a été honteusement payé pour pondre cette affiche...