Ne plus jamais se laisser surprendre, ne plus jamais se laisser embringuer par des visages tellement tendres, des visages qui vous font oublier tout ce qu'on a un jour pu apprendre, tout ce qu'on a déjà essayé, durant de longues nuits passées dans des chambres à se vautrer sur des poupées.

Mais le matin est toujours là pour surprendre tous ces visages démaquillés qui se cachent pour ne pas tendre leur simple vérité.

Ne plus jamais se laisser apprendre, garder pour soi la moindre vérité et souffler un froid à faire fendre toute aspiration, toute velléité.
Faire comme si c'était toujours décembre même en plein mois de juillet; et chaque jour souffler sur les braises, mais n'aspirer qu'aux cendres; n'être là que pour la baise et surtout pas pour les mots tendres. Mieux vaut toujours avoir un jour à rendre, qu'avoir un jour à ravaler...

Descendre, descendre pour ne plus jamais avoir à remonter le long de doux mots tendres qui vous donnent la nausée.

Se défendre, se défendre, ne plus jamais laisser personne rentrer, pour ne plus se faire prendre, pour ne plus se faire voler.
Apprendre, apprendre, apprendre enfin à esquiver pour ne plus se faire étendre, pour ne plus se faire allonger.

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