J'ai les mains sèches, mes ongles sont rongés. Je n'aime pas ce que je peux voir. I feel microscopic.
Cette pièce est trop grande et tout résonne bien trop fort.
La perdition est proche, je vais devoir partir. Fuir comme je suis lâche.
Ou se trouve cet endroit tant convoité qui s'installe dans mes songes et me fait de l'oeil ? Quel est ce lieu qui me laissera seul, mais sans justification, ni incompréhension ?
Je regarde au loin, en plissant les yeux et en chassant l'air de mes poumons. J'aimerai une colline, pour pouvoir regarder aussi loin que bon me semble. Avoir de longues contemplations circulaires, prendre mon temps pour jauger le temps qu'il va faire, décider de si oui ou non, je peux rester là, et méditer enfin.
Ou alors, si le besoin s'en ressent, trouver une autre colline, un peu moins haute.
Aujourd'hui je sais que jamais les hommes ne peuvent se comprendre. C'est une chose que l'on ne nous apprend pas. Au mieux on peut se contenter d'interprêtations conformes à notre propre mode de raisonnement, mais jamais au grand jamais on ne pourra partager la douleur, la frustration, l'envie et l'inspiration.
Aujourd'hui je sais que ma pensée m'appartient, et ne saurait être retranscrite par quiconque. Il faut accepter cela, en faire le deuil une fois de plus, et avancer. Cette ville m'empêche de méditer.