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Daengue...

Il s'apelle comme ça, parceque ça veut dire rouge dans sa langue natale, et parce que c'est la seule chose qu'il sache dire correctement; sinon il s'exprime par symbole, j'arrive pas toujours à comprendre ce qu'il veut... Anyway, je l'aime déjà, et il est tout calme, j'ai plaisir à le regarder durnat de longs week ends de 4 jours. Je lui ai collé une photo d'Angelina Jolie derrière son bocal, puisqu'apparemment il la trouve hot. Welcome home.



Texte exorciste sur ma haine du commercial.

Imaginez, 2h30 du matin au milieu de la nuit la plus chaude de juin : il se réveille sans raison et regarde sa montre dans la lueur de la lune. Sa bouche est aussi sèche que ses yeux alors qu'il se bat pour se lever, et il s'arrête de contempler les cuisses de sa femme pour reboutonner son haut de pyjama. Il trouve ses chaussons là où il les a laissés sous la chaise derrière 2 mugs et une vielle édition de Marie Claire, et déambule hors de la chambre. Il appuie sur le bouton "on" de la machine à café, qui - bien-sûr - fonctionne à merveille. Il surprend son reflet dans l'éclat stainless steel de l'engin, et c'est un visage qu'il connait bien, malgré qu'il dût paraître moins maltraité, surtout avec ces hydratants et tous ces produits pour la peau dont il a deja usé et abusé. Il traverse la cuisine, -un hommage à l'inventeur du métal brossé- sur le nouveau revêtement de sol en pin en plastique, mais qui fait illusion, dépasse dans le salon sa télé plasma avec écran cinéma et le son surround, et s'arrête à son endroit favori près de la fenêtre. Il regarde en bas, sur la rue éclairée d'orange au coin de son parking privé, où son audi TT l'attend en sécurité dans la pénombre... Il garde tout à l'interieur, mais s'il pouvait, il raconterait tout, quitte à perdre son train de vie idéal...
A ce moment il peut entendre le carillon tinter au vent sur le balcon, et son téléphone beepe sur la même note pour lui signaler un sms. Il Vérifie, et c'est Jill, celle qui était jadis sa secrétaire, avant qu'ils ne se lancent dans une liaison et que le tout devienne vraiment flippant. Aujourd'hui sa femme Mary est lasse de tous ses mensonges, comme si elle avait lu toute cette histoire sordide dans ses yeux des milliers de fois. Et puis le fait qu'il lise maintenant que Jill soit en retard de 2 semaines n'aide en rien son affaire, et son état mental commence vraiment à se gâter (ndlr :dégénérer, s'avilir, se corrompre, se dégrader, se pervertir, déchoir, décliner, dépérir, diminuer, s'affaiblir, s'étioler, se faner, péricliter, s'anémier, s'atrophier, s'altérer, empirer, s'envenimer, s'aggraver, se gâter, moisir, s'abîmer, s'assombrir, se brouiller, pourrir, croupir, se décomposer, se faisander, se dénaturer, se putréfier, se vicier, rancir, se gangrener, se nécroser, s'avarier, souffrir, je n'ai pu choisir).... Il n'a jamais vraiment su comment il a pu s'éloigner autant des ornières qu'il avait lui même creusé, ou même pourquoi il est aujourd'hui encore plus cassé que toutes ces promesses qu'il a voulu tenir un jour.
Et ça fait des lustres qu'il n'a pas dormi. Correctement tout du moins, ses sommeils étant toujours interrompus par ses rêves d'activités extra-maritales. Il essaye néanmoins de retrouver le ravissement dont il jouissait au milieu de ses aquisitions matérielles, et ses sessions interminables de psychothérapies au détail... Mais en vérité, il aurait mieux fait de bien écouter ce que son père lui a dit avant de mourir : "les meilleurs choses dans la vie sont celles que tu ne peux pas acheter mon garçon..."
Dire qu'avant il se sentait si protégé dans son tombeau sponsorisé par Ikea, si loin des cris, des loubards et des filles à la moue surpeinte, des folles en costumes et des gosses dans leurs nikes fraiches sorties de leur boite qui balancent des cailloux sur les maison de la rue d'en face, sur leurs vtt tout rouillés...
Il est tombé là, s'est jeté sans un bruit, sans un cri, droit comme un i, fier et con comme son titre sur sa carte de visite, désabusé mais enfin maître de son destin pour la première fois depuis ces 8 derniers mois.
Strategic.
Sales.
Executive.
Business.
Manager.
Bullshit.
Dead.

C



Plus les hommes seront éclairés....

... Plus ils seront libres



Une saison au jardin des Tuileries

Je crois qu'on pourrait ne pas se voir pendant des décennies Maggie et moi, qu'on se retrouverait toujours au même endroit: là ou on s'est quitté la dernière fois. Il n'y a pas vraiment de point de suspensions entre deux de nos rencontres. Un sourire, puis un point la fois d'avant, une majuscule et une porte qui s'ouvre la fois d'après.
Cette fois-ci c'était la porte d'un taxi garé n'importe comment au bout de la rue de Rivoli, sous une nuée de klaxons assourdissants. Elle sourit, bien-sûr, ce depuis qu'elle m'a aperçu les mains dans les poches a coté de l'arrêt de métro Tuileries...
Elle sort de la Mercedes et trimballe comme à son habitude un sac de 45 litres et autant de kilos. elle se jette sur moi et son sac sur le trottoir. Je ne me fais pas à ses hugs presque violents, mais violently happy. Et si salvateurs. elle me sert fort, presqu'aussi fort que moi la bougresse. elle n'a que peu de temps comme souvent, mais je sais qu'elle dit ca pour se donner de l'importance alors qu'elle n'en a point besoin.

"direction les touileries" me dit-elle tout juste après m'avoir laché. Ca tombe bien, le touileries ne sont pas loin. Comme elle a des yeux partout, elle me dit qu'il ne pleuvera pas alors qu'elle m'entrinae derrière elle et que j'ai les yeux fixés au ciel.
Elle choisira le banc le plus improbable, le plus exposé aux courants d'air, le plus sale, et le moins confortable. Elle ne fait pas vraiment exprès, et je ne l'en blâme même pas.

On parle de tout trop vite, mais attentivement. Son sourire la trahit quand je lui parle de choses graves, je crois qu'elle est contente de me voir. Et j'ai tellement besoin de cela.
On ne dirait pas qu'elle est maman. surtout pas lorsqu'elle sort un paquet de popcorn Orville Redenbacher's au cheddar de son sac ou je pourrais presque siester.

"on s'en fout plein les mains et on a les doigts qui puent le cheddar après, mais ce sont vraiment mes préférés !!!"

Elle me ferait manger n'importe quoi je crois bien, si ce n'était pour l'entendre encore et encore me parler de sa vie. Oh rien de vraiment passionnant, mais je n'ai jamais vu une vie qui semble si choisie. Elle ne subit rien, ni ses ruptures, ni ses échecs, ni ses demis-succès. Elle préfère assurément choisir de manquer un rendez vous important, que de...

"Mais changeons de sujet tu ne me dis rien sur toi !"

"tu m'as manqué" lui dis-je, en éspérant que cela va la satisfaire, mais sans vraiment y croire. Elle insiste en souriant, j'aurais pu m'en douter, et j'ai un peu de mal à savoir quoi lui dire lorsqu'elle mange les popcorns par 6 en en laissant systématiquement tomber un au sol.

"Je ne sais pas quoi te dire, je fais mon boulot comme un zombie, j'ai un peu du mal a dormir la nuit, je grossis à vue d'oeil, je l'aime mais elle, je ne suis pas sûr, et je ne baise même plus assez pour savoir si je suis heureux..."

Elle s'interrompt, s'interloque, fait de grands gestes et finit innévitablement par virer ses pop corns au grand bonheur des pigeons :

"But it sux big time !!! It sux big time, it really sux ! why are you telling me this !!??"

Je hausse les épaules, lui souris, et remet mes mains dans mes poches.
Elle se lève en soupirant, et vient s'adosser à moi, de l'autre coté du banc. Elle soupire encore, une ou deux fois. c'est la première fois que nous passons si longtemps sans parler, mais il n'y a pas de malaise. Je m'en veux d'avoir causé son silence, moi qui avait attendu ses mots pendant tant de temps. Elle soupir encore et renverse sa tête sur mon épaule en me chuchottant :

"Why are you telling me this ?"

Mes épaules se lèvent encore.
Le vent aura soufflé, les feuilles auront volé, et on aura même eu le droit à un peu de pluie. c'est à ce moment qu'on bénit le grand sac qui peut aussi recevoir un parapluie pour deux. On aura jamais aussi peu parlé au final, mais j'aurais découvert qu'elle avait elle aussi des choses un peu moins joyeuses à me raconter, même sans mot dire. Dos à dos.
Dos à dos on a beaucoup fredonné de chansons ensemble. Dos à dos on a ri surtout. dos à dos elle a pleuré beaucoup. Je l'ai photographie à peine 5 ou 6 fois.



Ecorché ?

Emmène-moi danser dans les dessous des villes en folie puisqu'il y a dans ces endroits autant de songes que quand on dort

et on n'dort pas

alors autant se tordre ici et là et se rejoindre en bas, puisqu'on se lasse de tout, pourquoi nous entrelaçons-nous ?
Allez enfouis-moi passe-moi par dessus tous les bords mais reste encore un peu après que même la fin soit terminée; moi j'ai pas allumé la mèche c'est Lautréamont qui me presse dans les déserts, là ou il prêche ou devant rien on donne la messe...
Pour les écorchés serre-moi encore, étouffe-moi si tu peux toi qui sais ou après une subtile esquisse, on a enfoncé les vis...
Oh mais non rien de grave, y'a nos hématomes crochus qui nous sauvent et tous nos points communs dans les dents; et nos lambeaux de peau qu'on retrouve ça et là dans tous les coins... Ne cesse pas de trembler c'est comme ça que je te reconnais, même s'il vaut beaucoup mieux pour toi, que tu trembles un peu moins que moi.

Emmene-moi, emmene-moi on doit pouvoir se rendre écarlates et même si on précipite on devrait voir white light white heat
Allez enfouis-moi passe-moi par dessus tous les bords encore un effort on sera de nouveau

Calmes et tranquilles
Calmes et tranquilles


Serre-moi encore, serre-moi encore, étouffe-moi si tu peux... Serre-moi encore...



Y'a de l'abus...

D'habitude, chui un garçon posé, calme, gentil, patient, mais quand on me cherche on me trouve. Là ils s'attaquent carrément à un de mes films cultes et je trouve que y'a de l'abus. Alors pour ne pas passer pour la personne que je ne suis pas et pour ne pas partir dans un diatribe que personne en comprendrait (genre "get a life, Cil, prends du prozac et arrête de nous sâouler"), je préfère vous laisser juge...

'Closer', sortie en janvier 2005


'Les témoins', sortie en février 2007


Sur ce je vous laisse, faut que j'ailler crever les pneus du 4X4 du type qui a été honteusement payé pour pondre cette affiche...



Parceque ma cruauté est infinie.

Presque autant que ma connerie...





Se comprendre

Il avait eu envie d'elle tout le jour. son esprit s'étreignait. Il aurait voulu lui faire l'amour là, alors que la nuit s'installait, tout juste dessous cet arbre.
Ils étaient trempés, à peu près autant par la pluie chaude qui tombait droite et lourde, que par le bain improvisé dans ce lac au couché du soleil.
Il se disait que ce n'était pas lui manquer de respect que de vouloir la faire basculer avec lui, dans la mousse tendre, entre les racines de la mangrove. Tout s'y prêtait à ses yeux. Ils étaient bien, il faisait bon, et ce baiser qu'il avait déposé au coin de son sourire lui donnait une incroyable impression de bien-être.
Alors pourquoi s'arrêter là ? Pourquoi ne pas lui montrer qu'il la désirait comme personne ? Il se persuadait tout seul sans avoir envie de gâcher l'instant, et la serrait un peu plus fort dans ses bras.
Il ne pleuvait plus maintenant, et leur regard s'éteignait à mesure que la nuit tombait. Pourtant ils ne se quittaient pas des yeux, et tout autour d'eux semblait converger dans ce tunnel formé par cette étreinte visuelle.

Tout se passait là.

Les sourires en disaient à peu près autant que leurs silences, et même les cris de la faune rythmaient ce moment, presque figé.
Les corps figés, les regards figés, les coeurs figés.

Elle posait sa tête au creux de son cou, et il aimait se dire que sa jolie chevelure lui rafraîchissait la joue à mesure qu'il laissait tomber son visage contre ses cheveux. C'était doux, elle sentait l'ambre et goûtait le sel. La lune lui donnait à présent une couleur d'ivoire, et la pluie qui se remettait à tomber venait frapper en reflets luisants ses hanches pleines.
Ses formes se dessinaient sous le coton léger et détrempé de ses habits. Il la sentait s'endormir contre lui. Son coeur battait plus lentement que jamais et il sentait qu'elle respirait profondément, insouciante et calmée par l'étreinte qu'il tenait autour d'elle.
Alors qu'il posa sa main sur son ventre pour mieux sentir sa respiration, elle ouvra les yeux grand, comme lors d'une renaissance. Il regrettait déjà son geste, mais elle roula sur lui, ses genoux de chaque coté de ses hanches, ventre contre ventre, torse contre torse. Elle posa ses mains sur ses joues, et l'embrassa comme la plus intense des demandes. Il la serra fort, et sans même un effort ils se retrouvèrent nus, s'emboîtant l'un l'autre, si naturellement qu'il souriait d'avoir douté de lui, d'eux, d'elle. Les plus doux baisers étaient échangés, les caresses n'arrêtaient plus, et les emprises grandissaient à mesure que leur souffle puis leurs gémissements se faisaient présents.

Il s'aimèrent toute la nuit, s'endormant l'un dans l'autre, puis souvent, dans un sursaut, se rappelant que cette nuit là serait peut-être la seule, ils recommençaient à se donner du plaisir, sans jamais se lâcher, sans jamais se décoller, sans jamais faiblir sous la lune et la pluie qui venait régulièrement réveiller leur désir. Ils s'offraient tous les deux, comme une marque de confiance, comme un merci salutaire et réciproque, comme pour remplacer ces mots qu'ils ne trouvaient jamais, comme pour se dire qu'une fois encore, ils se comprenaient.



Sans titre #8461243

J'entends encore l'onde sensuelle de ta bouche sur la mienne. C'était si fort, c'était si beau, la philosophie de ton souffle entre mes mots. Les plumes volent encerclées par tes ondes, mes habits collent, faut qu'j'm'innonde. Mais je n'sais plus où donner du crâne, ça n'répond plus, j'attends la panne.
Mais comment t'atteindre, onde sensuelle ? Toi qui me donnes des ailes... Pourrais-je te rendre un jour éternelle ? Pour nous lier jusqu'au ciel...
Tes doubles sens si romantiques m'ont troublé, onde magique... Y a-t-il un sens à ta venue ? As-tu un nom? Moi non plus...



Le petit chat est mort... (noyé)

Je ne vois pas bien le message derrière le fait que mon poisson ait attendu le jour de la Saint-Valentin pour se laisser mourrir (et ce après des mois de lutte et sans rien manger), mais voila c'est fait. Paix à ses branchies.
Et puis de toutes façons hein, je ne suis pas superstitieux, ca porte malheur ! (On va dire ça...)