lumière / bang / sexe
Par Dale Coooper
Au premier éclair je suis comme hyptnotisé, pris en otage par la déesse Cali / Siva / Ishtar.
Je suis seul, la lumière me surprend et me transporte, jusqu'au son qui s'en suit
Des genoux.
Il fait pleine nuit et je n'ai évidemment plus envie de dormir.
Les omoplates.
La pluie se met violemment à tomber et les images défilent dans ma tête.
Des genoux, les omoplates, la douceur de la ligne d'un colonne, d'une épine dorsale, les reins, une courbure irrésistible. De la peau souple mais ferme des mollets à celle presque transparente de l'intérieur des cuisses ou de derrière les genoux; je pose ma bouche. La moiteur m'ennivre, et mes envies de cou se font plus précises. L'ombre et la lumière se mélangent à mesure que je passe mes mains de pieds en hanche, de taille en nuque. C'est le même schéma à chaque fois que la météo éclate dans ce tourbillon de lumière, de bruit, et d'eau. Le désir monte, mes synapses décollent, et la peau devient ma meilleure amie. Des courbes se mélangent alors que je ferme les yeux, des étreintes surprennent mon moi conscient. J'ai envie de mobilier contre mes membres, de moquette épaisse sous ses reins, de canapé de cuir pour soutenir la poussée de mes 90 kilos contre un ventre qui m'emprisonne. De plancher frais à résonner contre nos genoux, nos coudes, nos talons. Ma tête enfouie, ses lèvres offertes, ses mains maîtresses et précises.
4 heures qu'il pleut sans discontinuer et que mes dents veulent se perdre sur des chairs, marquer ses muscles de mes désirs météorologiques, me tremper des odeurs de ce corps que je veux désarticuler pour mieux en gouter l'essence.
Je veux me lever à cet instant précis, et trouver celle qui saura me faire haleter, me demandera de serrer ses poignets au dessus de sa tête, de respirer ses seins lourds. Baiser au rythme de la pluie, se retouner sans cesse pour trouver plus de force dans les flashs, les bangs, le sexe. L'orage me met dans cet état.
A chaque fois.