Il pensa soudain qu'il était un peu le continuum de tout ce qu'elle avait semé par ci par là depuis qu'il la connaissait. Plus que jamais, il repensait à toutes ces semis-promesses qu'elle jetait en l'air, comme pour énoncer des obstacles à sa liberté, qu'elle s'empresserait de contredire, en ne les appliquant pas. Comme il n'était pas celui qui l'empêchait de faire quoi que ce soit, elle était la seule à pouvoir se contredire, et par la même se prouver que rien ni personne n'atteindrait sa liberté chérie.
Il pensait alors à ce cours de yoga auquel elle n'avait été que deux fois, à ces multiples régimes qu'elle n'avait su suivre à la lettre que durant une journée, à ses incessants projets qui ne trouvaient application que dans son imagination à elle, et dans leurs discussions enjouées. Il se dit qu'il aurait du lui inspirer d'autres choses, des choses à prévoir, à vouloir, à envisager, à mourir d'impatience de réaliser, pour au final qu'elle change d'avis et passe à autre chose, encore et encore. Ainsi, elle aurait eu des projets à contredire, des rêves à rêver, des espoirs à provoquer, sans que lui puisse subir le même sort.
Hélas, son heure est venue. Alors qu'elle lui disait qu'elle avait des projets pour etux deux, il commença à trembler, et vit le destin fléchir, lui échapper des mains. Alors qu'elle lui parla de signer des papiers, il esquiva et se prépara pour sa chute, sa destitution : le fantasme qu'il représentait devenait trop réel pour être prolongé. Il était trop là, il existait trop en tant que tel, et devenait l'ennemi ultime. La fin approchait, et elle devenait fébrile. Elle dormait plus qu'à l'accoutumée, comme ces fois ou il y avait des croix sur leurs calendriers, ces trucs prévus, ces murs à l'indépendance. A son indépendance. Quand la moindre petite sortie devenait le plus insurmontable des efforts, la plus grande insulte à son statut de femme moderne, souveraine. Elle ne pouvait pas se soumettre au modèle que lui assénait sa grand-mère, celui de la femme mère des années 50. Au jour le jour, elle devait s'imposer cette défiance, jusqu'à renier ses propres idées et envies. Ses sentiments ? Qu'importe, elle ne sera jamais une fée du logis, ni une mère, et encore moins une femme au foyer.
Alors une concubine...
Lorsqu'elle lui dit que son ventre la faisait souffrir, il se pinça les lèvres, et respira profondément. Elle ne le savait sans doute pas encore, mais son pathos avait un visage : celui de celui à qui elle avait projeté ses rêves, à qui elle avait confié ses peurs, celui devant qui elle avait baissé les armes, mais pour un temps seulement. Bientôt elle le renierai, et en ferait son pire ennemi, ce connard qui lui voulait du mal, celui qui complotait pour la faire souffrir. Oui, il pensa que depuis le début, il aurait du se douter qu'il ferait parti de ses actes manqués, de la façon la plus injuste qui soit. Il aurait tant aimé l'aider.
La jeunesse n'est pas une période de la vie, elle est un état d'esprit, un effet de la volonté, une qualité de l'imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l'aventure sur l'amour du confort.
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années, on devient vieux parce-qu'on a déserté son idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'ame. Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.
Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Il demande comme l'enfant insatiable: et après?
Il défie les évènements et trouve de la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même. Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abbatement.
Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.
Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.
Rue de Maubeuge, à la hauteur de la rue de Chantilly, Au 6ème étage avec ascenseur, une chambre de service de 4,55 m² (ndrl: 1.65m X 2.75m) au sol (ndrl: donc on peut compter sur la surface à quatre pattes, pas debout...), éclairée par un vasistas (ndrl: pratique la nuit). Elle est équipée d'un lavabo avec eau chaude (ndrl: wow) par cumulus électrique (ndrl: ??? ça sent l'embrouille) et donne au calme (ndrl: c'est déjà ça) sur la cour de l'immeuble. Le chauffage est individuel électrique (ndrl: mais bon une bougie devrait suffire pour chauffer l'bouzin, et à défaut deux trois tours sur soi même devraient dégager assez de calories.). Cette chambre convient idéalement pour un petit (ndrl: la maitrise de l'euphémisme est totale...) pied-à-terre parisien. L'immeuble est de type Haussmannien en pierre de taille et de bon standing (ndrl: si, ça a son importance quand tu vis (couche) dans un trou à rat, de savoir que autour de toi, c'est de bon standing). Très faibles charges (ndrl: halelujah...)
1 an. 1 an de doutes, 1 an de regrets, 1 an de vide, 1 an de gâchis, de négation et d'oubli de soi. 1 an de tourmente, 1 an de tempête, de sombres plaines. 1 an et ma sérénité perdue. 1 an de perdition. 1 an de brûlures, 1 an d'amertume et de cicatrices toujours béantes. 1 an d'abnégation, sans espoir ni résultat. 1 an de plus, 1 an de moins. 1 an d'échecs et d'échouage.
1 année pour rien. 1 année de manque absolu. Je dois partir en exil. Over my shoulder it goes; and where it lands, I don't want to know...
Y'a un truc quand même qui me chagrine. Qui m'interpelle et que je n'arrive pas à comprendre, alors que quand même, au bout de 9 ans à Paris, je devrais piger. Mais non vraiment pas.
A chaque fois c'est le même truc, le scenario ne change pas. qu'il soit 8h le matin, ou 22h le soir, heure de pointe ou pas :
pourquoi le parisien envoituré, scooterisé, motoïsé, bref, le parisien motorisé, pourquoi ce parisien, lorsqu'il arrive à la place de l'étoile (peu importe d'où d'ailleurs, peu importe laquelle des multiples avenues l'amène ici...), pourquoi ce parisien va t'il directement s'agglutiner au centre du rond point géant, et ce peu importe le nombre d'autres parisiens présents ?
J'hallucine à chaque fois, moi, quand j'arrive, que je les vois là, au centre, bloqués les roues les une dans les autres, à klaxonner, à s'énerver, à attendre que ça passe. Tout de suite, à chaque fois, j'ai envie de leur dire : "Bah alors, keskeu vous foutez au milieu ? suivez moi par l'extérieur, regardez, hop y'a de la place pour rouler !!!" Bon bien sûr, à la place, je hausse les épaules et je trace ma route tout autour de la place, mais tout cela reste un grand mystère.
Alors je me dis que c'est pas possible, que y'a un truc spécial avec le milieu, genre une belle vue sur les Champs Elysées, une pin-up qu'a remplacé la flamme du soldat inconnu, ou je sais pas un type qui jongle trop bien sa race. Mais nan, parceque je suis déjà passé par le centre un soir ou j'avais le temps. Me suis collé derrière l'amas de véhicule pour voir ce qu'il y avait.
Bah rien, y'avait rien,
donc au bout de quelques minutes et quelques soupirs (c'est vrai, moi ça m'énerve d'être coincé alors que d'un petit coup de guidon sur la droite, hop, je roulais), bah je sortais du cercle maléfique, et je repartais.
Pas longtemps après même, j'ai fait trois tours de suite, à l'extérieur, parce que je me disais qu'après tout, j'avais ptêt du bol quand je passais là, à chaque fois. Deux tours sans soucis, ça restait probablement de la chance, mais au bout du 3e, j'eu la certitude que tout cela était bel et bien du à la crétinerie.
Alors depuis, je les regarde comme des bêtes curieuses, de l'extérieur, je les vois avec leurs regards vitreux, leur teint pâle et la lèvre inférieur qui pendouille, j'entends les jingles de france info ou radio bleu montmarte, et je me marre, tout en restant interloqué.
Mais je ne suis pas seul. Pas plus tard qu'hier je me suis retrouvé sur la bordure extérieure, avec cette femme en Vespa rouge, qui a haussé les épaules en regardant vers l'intérieur. Nous nous sommes regardé et nous avons rigolés, moqueurs. Elle est sortie à Marceau, moi à Haussman, et le mystère reste entier.
I was watching inconvenient truth the other day and theres the bit where it shows the sea level rising really high and flooding most of the world. Well i live near the sea, and don’t want to drown, so i got to thinking. Maybe if we lower the sea level a bit, when the water level rises then it won’t rise high enough to flood.
Anyway, heres the plan. Everyone who can should take a bucket of sea water and pour it down the sink. If lots of people put the effort in, we could lower the sea level substantially and create a better world for our children to live
Je suis tout simplement écoeuré/ scandalisé/ remonté par les pub Monoprix en ce moment. On y voit une petite fille dans un pose glamour avec un bonnet d'âne et le slogan est le suivant :
Plus top Modèle qu'élève modèle
Tu seras belle OU intelligente ma fille ! Heureusement, les garçons ont le droit à un concept plus basé sur l'écologie; ouf, on a eu peur, ça aurait pu donner "plus serial niqueur que prix nobel" !
Alors, c'est l'histoire d'Emmanuel et Philippe qui sont gays. Philippe, qu'est avocat, veut pas d'enfant, alors que Emmanuel, qu'est docteur, si. Ca crée des tensions dans leur couple. Pi de toutes façons ils peuvent pas, l'adoption par un couple gay c'est pas permis en France. Enfin c'est ce qu'il dit P, mais comme E il s'en fout parce qu'il veut un enfant, il dit que s'il est hétéro célibataire, bah il peut adopter. Du coup vas y les frictions entre les deux, mais E il lâche pas l'affaire et il décide d'entamer la procédure. Plus tard y'a une assistante sociale qui vient faire des tests de moralité et tout, et il lui sort le grand jeu de l'amoureux au coeur trop souvent brisé par les femmes pour être crédible en père célibataire. Et puis là c'est le drame, alors qu'il va chercher son dossier tout bien rempli, l'assistante sociale tombe sur une photo de lui avec son mec. c'est ballot, ça fout tout à l'eau. Trop zut. Mais c'est pas grave parce qu'il leur arrive un truc dément. Ils ont un accident de voiture avec une nénette qu'a pas de papiers, et eux non plus. Alors ils s'échangent leurs numéros de téléphone, histoire de s'arranger pour les réparations. Et puis une idée de génie vient à à E. Il va inviter la fille accidentée au resto et lui proposer de faire la pondeuse mère porteuse. Comme il est pas très fin pour une premier rencard, il se prend direct un rateau au restau, c'est ballot. End of story.
Sauf que bah non, la fille un peu plus tard elle se fait arrêter par les flics alors qu'elle a même pas de papiers en règle du tout, genre pas de carte de séjour et tout. Oué, elle est espagnole et est venue en France pour échapper à la police espagnole qui la recherche pour cause de traffic d'organes de chinchillas alcooliques espagnols ou un truc comme ça (c'est pas très bien expliqué dans le film). La fille elle est paumée, elle a que le numéro de E. Alors elle passe son seul et unique coup de fil à E, du commissariat, en prétendant que E est son futur mari. E se pointe la gueule enfarinée pour l'aider, et quand on lui dit qu'elle prétend que c'est son mari, il tilte, et ça fait ding dans sa tête : il va pouvoir faire pression sur elle ! Mariage blanc contre bébé, trop fastoche. Ils repartent ensemble, elle est désolée, et se rend compte qu'il lui a sauvé sa liberté de life, et se dit que E est un type bien. Alors elle décide de lui faire son bébé. E en parle à P, et forcément son boyfriend qui couche avec une greluche ça lui plait moyen, c'est le clash, alors que E, lui, il essaye juste de faire un bébé tu vois. Pi la tout s'enchaîne, E et l'espagnole ils ***********, et ils passent du temps ensemble. L'espagnole, elle, est trop bien avec lui. E ,se décide à annoncer à sa soeur qu'il va épouser l'espagnole. Evidemment il est obligé de dire qu'il est plus gay, donc forcément la frangine elle a du mal, vu que ca faisait 15 ans qu'elle essayait de digérer son coming out, et pi en plus elle aimait bien P, il lui achetait toujours des cachemires double fil a Noël. Pareil pour le frère et la belle soeur, ils digèrent mal la nouvelle dans leur maison de campagne alors que E leur annonce ça pendant un barbecue. Bref, on s'en fout, mariage tout ça. E se retrouve dans les bras de P, et c'est les grandes retrouvailles. L'espagnole elle voit ça et elle est grave deg, vu que bon, elle le kiffait un peu le E, avec un grand A tu vois. Elles sont romantiques les sans papiers espagnoles bah oui. Ouais mais E lui dit que même s'il a déconné, il sera toujours gay, qu'il aime P, et que il *********** plus avec elle. Il dit ça mais en fait il sait pas trop, parce que quand il embrasse l'espagnole, ça lui fait les papillons un peu quand même. C'est le climax du film, il va devoir faire un choix entre l'homme qu'il aime et la mère de son futur enfant qu'il aime aussi peut être, sans doute enfin il ne sait plus. Rhooo.
Au final bah il reste avec son mec, mais il décide que elle ferait une bonne mère et il lui donne le droit de pas abandonner l'enfant mais le fait reconnaître à leur deux noms. C'est un peu le bonheur tu vois, tout le monde est super content à la fin, et alors qu'ils l'ont invité à l'apéro chez eux, P demande à l'espagnole si elle veut pas leur en faire un deuxième de bébé...
Il à l'air trop bien ce film, ptêt j'irai le voir. Bon c juste un peu dommage que t'ai pas besoin (ou plus envie au choix) d'aller le voir quand t'as vu la bande annonce...