Par Dale Coooper
...Ce sera comme si t'etais mon mec sauf qu'on n'ira pas plus loin que la bise
et la soupe
poireau
pomme de terre
carottes
simplicité
efficacité
Par Dale Coooper
Ann: I want to know why you are the way you are!
Graham: And I'm telling you it's not any one thing that I can point to and say "That's why!" It doesn't work that way with people who have problems, Ann, it's not that neat, it's not hat tidy! It's not a series of little boxes that you can line up and count. Things just don't happen that way.
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Ann: Did he touch you?
Cynthia: No.
Ann: Did you touch him?
Cynthia: No.
Ann: Did anybody touch anybody?
Cynthia:: Well... yes.
Ann: Don't tell me... don't tell me... don't tell me. You didn't!
Cynthia: I did.
Ann: You didn't!
Cynthia: I did.
Ann: You didn't!
Cynthia: I did!
Par Dale Coooper
Un jour dans une foire j'ai vu les deux plus gros jumeaux du monde.
Ils étaient mariés, et le plus étrange c'est que leurs femmes étaient squelettiques.
Peut être une illusion d'optique.
Par Dale Coooper
˙˙˙ʇɐɥʇ ǝʞıl ƃuıɥʇǝɯos pıɐs ɹǝʌǝ ɹǝʌǝu ı
Par Dale Coooper
Déjà son oncle, à l'époque, faisait des signes de la main à son poste de télévision et était persuadé que le public de l'académie des neuf le voyait derrière sa table en train de manger sa soupe. Pas étonnant alors que lui, plus tard, se ferait des plateaux d'enregistrement un monde à part.
Il n'avait guère confiance en ce qu'il était, tant et si bien que tout le monde oubliait son prénom, ce même après plusieurs années de classes communes.
Ce n'est pas aux fêtes d'anniversaire que Rodolphe s'épanouissait, non. Ce n'était pas là qu'il pourrait crier son amour aux femmes, ces belles, ces intouchables, ces absinthes éthérées flottant au dessus de la terre des hommes.
Au contraire. Il avait d'autres plans pour les femmes de sa vie.
Plusieurs fois par semaine, Rodolphe ne se rendait pas à l'école. Il allait, en cachette, à la médiathèque de son village, et avait trouvé le moyen de recevoir autre chose que les programmes imposés par le sévère programme de la peu fréquentée "chienlithèque", comme disaient ses camarades.
Il arrivait en douce, avec son carnet rouge dans son sac à dos de collégien, et s'installait, dans la dernière pièce du fond, sans être vu.
15:30, encore Patricia, pull bleu col en V, boucles d'oreilles pendantes.
Cela commençait tôt, bien avant 9h, et il connaissait par coeur les grilles des programmes. Il avait remarqué qu'elles n'étaient pas plus d'une trentaine, à se relayer, au premier rang.
18:20, Carine, même bracelet que le 22/10, rouge à lèvres fuschia.
Rodolphe notait tout, de façon ultra méthodique. 5 pages par fille, dont il connaissait le prénom. Au bout du compte, quand il aurait rempli les 5 pages pour chacune d'elle, il savait qu'il n'aurait pas de mal à choisir. D'ailleurs, il avait déjà sa petite idée, mais préférait se garder le suspense jusqu'au bout, quitte à être surpris, on ne sait jamais.
18:26, camera 3, Sephora, premier direct, classe et sobriété, regard passionné, pommettes hautes perchées.
De ces émissions, il ne retenait rien de ce qui faisait l'intérêt du spectateur moyen : ni le titre, ni le nom de l'animateur, encore moins celui des invités, ni le sujet traité. Ce qui l'intéressait lui, c'était les figurantes des premiers et deuxième rangs de l'auditoire : les plus jolis anges du service public de télédiffusion, la crême des chaînes privées du câble, la substantifique moelle de la télévision numérique terrestre.
Ce qu'il aimait chez elles, c'était leur beauté cachée par le flou de l'objectif, ce mutisme mystérieux dans l'ombre des vedettes du petit écran.
8h42, Vanessa, nouvelle coupe et couleur de cheveux, passée au second rang, malgré decolleté vertigineux.
Depuis 3 ans il admirait ses futures prétendantes, et ses yeux brillaient quand il percevait un signe d'une d'entre elle. Il profitait des coupures pub pour mettre au propre ses prises de note. Aujourd'hui, c'était Jasmine qui avait pris le plus d'avance et gagnait son attention un peu plus que les autres : elle avait souris tout le temps durant des trois sujets de l'émission, avait réussi à discipliner ses longs cheveux blonds d'un geste sûr uniquement à deux reprises, dont une quasiment hors champs, et sa tenue bleue satinée marquait sa présence sans pour autant attirer le regard ostensiblement. Une vraie pro qui méritait bien plus un direct en prime time qu'un enregistrement dans une emission de seconde zone. C'était noté et la production en tarderait pas à recevoir une lettre manuscrite de Rodolphe à ce propos.
18h20, il était temps pour Rodolphe de rentrer chez lui, s'occuper de sa mère qui une fois de plus, lui ferait confiance et lui sourirait alors qu'il lui raconterait qu'il venait d'avoir une très bonne note à son contrôle de trigonométrie. Dans sa tête à lui, ses amours secrètes entassées entre son coeur et son petit carnet : une d'elle finirait bien par sortir du lot, emplir ses pensées, et accepter sa demande en mariage, un jour, alors qu'il l'attendrait à la sortie d'un des studios d'enregistrement de Boulogne Billancourt.
Par Dale Coooper
Être l'exception qui confirme la règle, voilà qui fait toujours plaisir. Ca va déjà mieux.
Par Dale Coooper
...Que ta beauté m'engloutisse.
Par Dale Coooper
Quelle étrange soirée
Ca gravite, partout, autour de moi
Je me découpe en modules de station spatiale russe.
Je n'ai pas bougé et pourtant j'ai fait tant de choses en même temps. Peut être que la loi de la gravitation universelle s'est attachée à moi pour la nuit.
J'avais la tête partout, j'étais clairvoyant. Gilmour jouait à Pompéi, ma soupe me brûlait la gorge, des images passaient à la moulinette photoshopienne (open / crop / edit / save / upload), je comprenais les blagues à rebours, je m'évanouissais dans le fantasme d'un nouveau parfum.
Call me sputnik
Par le même temps, je commençais à me réjouir : je me sentais l'important, celui dont les mots comptent, un peu.
Je me prenais de passion pour la fin de l'alphabet, cette contrée inexplorée qui cache bien des fausses timidités.
Oui, ça "gravite" et dans la rue en bas, le pavé mouille. Je deviens céleste, je vois tout de haut. J'abstractive à mort, et je souris sans cesse
Je fais même quelques révolutions sur mon siège, en fermant les yeux.
LA blague arrive enfin à mon petit cervelet :
"I'm your fan" traduit par "Je suis ton ventilateur", wow, I'm in outer space, Houston we have a problem, un petit pas pour l'homme un grand pas pour ma réaction humoristique. D'uh.
Ca gravite, je recois des mails de personnes que je connais pas, et je me rends compte qu'ils étaient plus de dix à me suivre. Je réponds d'instincts à certains, et je vois la face de la terre. Je sens l'humanité se développer au sein des protocoles de communication.
Ca gravite, je suis en suspension, et je n'ai pas envie de me coucher. Quelle soirée étrange. Je pense que j'ai rêvé.
Par Dale Coooper
La soupe dans son bol en carton
est chinoise
est au poivre
est à gauche de mon clavier
emporte ma bouche dans un endroit lointain
une coulée de lave jusqu'à ma gorge
J'ai mal.
Saveur boeuf
____________________ niveau d'eau suggéré ____________________
Product of china.
Par Dale Coooper
la hache détruit désir et attachement, et donc supprime agitation et chagrin. Le noeud coulant sert à capturer l'erreur. L’aiguillon à éléphant symbole de la maîtrise sur le monde. un chapelet comportant les 50 lettres de l’alphabet sanskrit. le bol de friandises, la douceur qui récompense le chercheur de vérité. Le lotus but suprême de l'évolution humaine.
Par Dale Coooper
un peu d'eire, ça fait Dublin.
Par Dale Coooper
La question est tombée ce week end : "tu veux quoi sous le sapin ?"
J'ai comme l'impression d'avoir fait le tour des choses palpables, des trucs monnayables, des machins à crédit. Je n'arrive plus à trouver ce que je veux. qu'est-ce que je veux ? Putain qu'est-ce que je veux...
Cher papa Noël,
cette année, je le sais, je n'ai pas été très sage : j'ai fait du mal à des gens que j'aime, j'ai pris des décisions à la con, et je me suis fourvoyé en sachant que je me fourvoyais.
Papa Noël, est-ce que faute avouée est à moitié pardonnée au pays des Rennes ? Est-ce que sous le sapin, tu m'apporteras un peu de soulagement, des temps meilleurs, et ma sereinité perdue ? Est-ce que, Papa Noël, tu sauras ramener près de mon coeur ceux que j'ai perdu, à moitié, complètement ?
Je te fais confiance, toutes ces années tu as su me gâter, tu ne vas pas me laisser tomber n'est-ce pas ? Je sais que sous ton bonnet, tu sauras me guider, et me faire trouver les mots, sans maladresse, pour faire oublier mes erreurs. Papa Noël, j'ai besoin de toi.
J'aimerai savoir ou je vais, pour savoir ce dont j'ai besoin, ce que je veux. Etre en paix. Et trouver sous le sapin des sourires.
ps: sinon un 5D Mark II.
Par Dale Coooper
J'écrase une cigarette à moitié pas finie dans un bol d'habitudes décaféinées. Le temps est comme moi, incertain et tout gris; il est sept heures et quart il est temps d'y aller. Je referme la porte sur l'appartement vide et le pied machinal je descends l'escalier; ce rituel matinal commence à se faire des rides, et moi je fais celui qui n'a pas remarqué. Et ainsi tous les jours je me noie dans les autres dans le bus abruti qui me mène au boulot; il faut savoir aimer la vie qui est la nôtre et se dire qu'on évite les problèmes conjugaux.
Je vis tout seul, je parle tout seul, et je vais retrouver mes collègues de bourreaux qui m'aident à tuer le temps ces heures que j'assassine. Minutieusement je serai comme ce bibelot que la poussière recouvre et les années patinent.
Un peu plus tard j'irai devant une chaise fade bouffer un croque madame parce que j'aime bien le nom chez le turc d'en face ou d'autres coeurs en rade pérorent leur solitude en levant le menton.
Il faudra que je pense à acheter des rasoirs, une demie baguette, des piles pour la radio; j'ai pas le temps ça peut attendre ce soir; là, je vais chercher fortune dans un petit bistrot.
Vendredi soir j'irai dépenser mon ennui, errant à la recherche d'autres solitudes égarées comme moi; et la soirée finie se fera dans les bras vide de l'habitude.
Par Dale Coooper
Please put me to sleep
If there's room beneath your feet
See, I left my home
I could not get used to living alone
Put me to rest
Lay your head on my chest
Hold my hand
When you leave
Don't wake me up
Just to see how you say goodbye
Maybe I could be yours
Maybe you could be mine
God, I waited so long
Maybe my time has come
To walk by your side
Please put me at ease
Now my soul is ready for peace
Give me the lover's curse
Now I am ready for you
My rebel, my hope
Maybe I could be yours
Maybe you could be mine
God, I waited so long
Maybe my time has come
To walk by your side
Par Dale Coooper
C'est vrai ça, le gruyère est un fromage paradoxal. Bien plus que notre camembert, et même que la fourme d'Ambert. C'est vrai ça, prenez du gruyère, qui est un fromage à trous : et bien nous serons d'accord, plus il y a de gruyère, plus il y a de trous (logique). Et pourtant, plus il y a de trous, moins il y a de gruyère. *soupir*
Fondu, c'est bon aussi. Le gruyère.