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Les escaliers.


Je claque la porte du 8e, le casque sur la tête.
J'appelle l'ascenseur qui est au 4.
J'attends avec mon casque sur la tête.
J'appuie frénétiquement sur le bouton, parceuqueuh ça va plus vite comme ça euh.*
J'entends sourdement un bruit de porte coulissante là bas en bas. Clac, cloc, et puis rien.
J'appuie frénétiquement sur le bouton, ça va plus vite j'vous dis.
Bon je prends les escaliers; 7e, 6e, 5e, 4e, mon casque sur la tête.
La porte interne de l'ascenseur se referme AAAAAAAAH !
je saute dessus et je tire la porte avec mon casque, mais la porte interne ne s'ouvre pas.
J'appuie frénétiquement sur le bouton qui fait que les choses vont plus vite**. Rien.
Je me gratte le casque.
La porte s'ouvre, je tire sur la porte, je rentre en dedans de l'ascenseur qui va sans doute se détacher, et s'écraser ainsi que moi 4 étages plus bas.
M'en fous j'ai un casque AH !
La porte se ferme; rien ne se passe.
Je saute un p'ti coup, j'm'en fous j'ai un casque.
Le bazar se met en route, vers le 8e; ah merde oué c'est vrai, un ascenseur ça a de la mémoire.*
En route je rappuie sur le zéro; je sifflote dans ma tête.
Arrivée au 8, ça redescend.
J'entends les trompettes de Brazil dedans mon casque, j'ai un peu chaud aussi c'est vrai.
Arrêt au 4; ah merde oué c'est vrai, une ascenseur, ça a de la mémoire.**
Bon ça repart pas. Je sautille.
Pi merde je saute franchement en appuyant sur le zéro frénétiquement parceuqueuh ça va plus vite*** et j'm'en fous j'ai un casque.
ET LA...
Bah rien.
La porte interne coulisse, je pousse la porte du 4 pour sortir.
je descends à pieds hein !
3e, 2e, l'ascenseur se remet en marche.
1e, RDC, l'ascenceur m'accueille sur le plancher des vaches.***
J'm'en fous j'ai un casque.


Oui, j'ai porté ces chaussures.


...But I was fourteen. Goddammit.


Petit Rappel.


En effet : je mourrais déjà. Je venais d'apprendre cette nouvelle horrible que tout humain apprend un jour ou l'autre : ce que tu aimes, tu vas le perdre. "Ce qui t'as été donné te sera repris" : c'est ainsi que je me formulai le désastre qui allait être le leitmotiv de mon enfance, de mon adolescence, et des péripéties subséquentes. "Ce qui t'as été donné te sera repris" : ta vie entière sera rythmée par le deuil. Et ce ne sera jamais que le premier deuil d'une série dont tu n'imagines pas la longueur. Deuil au sens fort, car tu ne récupèrereras rien, car tu ne retrouveras rien : on essaiera de te berner comme Dieu berne Job en lui "rendant" une autre femme, une autre demeure et d'autres enfants. Hélas, tu ne seras pas assez bête pour être dupe.

-Qu'est ce que j'ai fais de mal, sanglotais-je ?
- Rien, Ce n'est pas à cause de toi. C'est comme ça.

Si au moins j'avais fait quelque chose de mal ! Si au moins cette atrocité était une punition ! Mais non. C'est comme ça parce que c'est comme ça. Que tu sois odieux ou non n'y change rien. "Ce qui t'a été donné te sera repris" : c'est la règle.

Face à la découverte de cette spoliation future, il n'y a que deux attitudes possibles : soit on décide de ne pas s'attacher aux êtres et aux choses, afin de rendre l'amputation moins douloureuse ; soit on décide, au contraire, d'aimer d'autant plus les êtres et les choses, d'y mettre "le paquet"...


Not my heart



But funny picture though...


Retreat-retreat

Dieu est un con l'univers est un con le système solaire est un con la terre est un con les continents sont des cons l'Europe est un con la France est un con les hommes sont des cons les femmes aussi. L'humanité est un con les parisiens sont des cons Karin Viard est une conasse la personne devant moi est un con, celle derrière moi aussi. Je suis un con. Dieu est un con. Je suis un con.



Paris

ברחתי למקום אחר כל כך מהר הכי רחוק שרק הצלחתי ואני בפריז האורות רכים אפור ועננים אני שמחה וטוב לי אבל כל כך קר לי בפריז
מסתובבת סחור וסחור בסמטאות קסומות מכושפות בולעות אותי אני בפריז
בנינים יפים אתם זקנים ואצילים כל כך אבל האם תחממו ואתי בפריז?

HMM HMM
Loin de ma maison à Paris...

באתי עד לכאן להסתנוור קצת אשליה יפה שלי נסי לתפוס אותי אני בפריז
שוב הולכת לאיבוד חלום עצוב אני כבר מפורסמת ושומעים עלי כאן בפריז
עכשיו הקול שלך לוחש לי מרחוק אני מתגעגע בואי תחזרי אלי כבר מפריז
אני אוהב אותך אני אוהב אותך אני אוהב אותך אני אוהב אותך ופריז

HMM HMM
Loin de mon amour à Paris...

אם כל כך טוב לי פה אז למה שוב אני בוכה ומשתגעגת?
Oui je suis si heureuse alors pourquoi la nuit je pleure
מתגעגעת בפריז
שמש מאירה אותי מהחלום ועוד מעט ארגיש כבר את החום אממ לאן המטוס נוחת ואין כבר עננים האושר מחלחל כבר לתוכי שלום פריז




Jamais je n'ai eu autant envie de comprendre une langue...


Chapitres

Chapitre 1.

Périgueux. Jambon purée au bord d'un champ avec des vaches. Jean-Perrin, les filles attrappent les garçons, les Garçons attrappent les filles. Nathalie Alard. Les gouters beurre/pain/chocolat en carrés. Les playmobils et les Legos. La rue des archives. Collège de Kerhallet. Première fois. Les filles, en rêve. Véro. Mes premières Nike. Tout le monde porte des Reebok. Cassage de gueule par le copain de Véro. Séverine. Dans mes rêves. Son putain de père qui est muté à Cherbourg. L'Angleterre. Rick Astley, Tanita Tikaram, British Museum.
Lycée Amiral Ronarc'h. Coupe de cheveux improbable. Mon pote Cyril. Les reprises de Cure, les nuls. Les premiers concerts. Sisters of Mercy, Clan of Xymox, Bel Canto, Fields of the Nephylim. Les livres dont vous êtes le héros piqués chez Plein Ciel. Clarisse, Isa, Anne. Nolwenn qui m'humilie devant toute ma classe. La pute. La première A1B1. Redoublement. Le Bac. Faire des choix d'avenir. Géoarchitecture. Découvrir une famille, en Pologne. Inscription à la fac. 1ère année de droit. Cette fille qui me fascine dans l'amphi. 700 personnes. Echec total, redoublement. Asia. Apprendre le polonais par amour. Désaprobation de la famille, sous couverts des saints, des vierges, des croix. Abandon. Salaud. Sacrifice.

Chapitre 2.

2ème année de droit. Lettres. Isolement. Rencontre. Amour. Amour. Premier baiser aux blancs sablons, sous la lune, presque pleine. Echec. Dérogation. Préparation militaire. Administration Economique et sociale. DEUG, license, maîtrise. Amour. Désir. Pas de désir. BX. désir. Conflits de générations. Belvédère, Trégana, Pointe du Minou. D.U. Informatique mention très bien. Camping, amour. Service militaire. Séparation. La chambrée qui parle de bite, de chatte, de putes, de baise. Honte d'être aussi un homme. La bêtise, le racisme des militaires. L'absurdité de ces 10 mois. Paris. Eclipse solaire. copains. Paris-Brest en tgv. Brest-Paris en train couchette. La quille. Libération. Chercher du travail. Avances sans équivoques à Melun. Malaise. Trouver du travail. Quitter mes parents. Partir. Être libre.

Chapitre 3.

Déménagement. Emménagement. Colombes. Voisine Nymphomane. Téléscope avec mon premier salaire. La Défense. Accident de scooter. Regarder la tempête arracher les tuiles du toit d'en face à Noël. Temps long. Vivre ensemble. Emménagement colérique. Cohabitation difficile. Concessions. Enfermé dehors. Voyages . bout du monde. manger trop. grossir. Manque. Compréhension. Patience. Ecoute. Déménagement. Grand appartement. Voiture. Dépenser beaucoup d'argent. Patience. Manque. Ecoute. Silence. Manque. Frustration. Se laisser aller. Se détester, moi. Décalage. Distance. Distanciation. Confiance. Incompréhension.
Lui. L'autre. La séparation. La haine. La jalousie. La haine. L'injustice. Les sales choses. Les sales actes. Le corbeau. La solitude. La perdition. L'inconfiance. L'inconstance. Le sexe. Le sexe.
Le retirement. La réflexion. L'amour. Mettre des chemises. La conquête. Le retour. Le pardon.
Départ de Bezons. Arrivée sur Paris. Espoir. Mieux. Frustration. Espoir. Frustration. Malheur. Unjouraparis. Patience. Perdition. Amertume. Vouloir comprendre, toujours. Patience, encore. Trop donner. Trop attendre. Trop comprendre. Détachement. Isolement. La pousser à démissionner. Insister sur le blog. La vouloir libre.
Trahison. Incomprehension. Mystères. Se mordre les doigts. frustration. Torture interne. Habitudes. Attentes. Déception. Désespoir. Aliénation. Partir, revenir. Tenter de lui faire comprendre. Ultimatums forcés. questions. Pas de réponse. Frustration. Emprisonnement. Perdition. Résignation. Ne plus compter à ses yeux. Désattirance. Se coucher toujours plus tard. Ne plus penser. Ne plus savoir que penser. Emprisonné. Ne plus parler.
Ne plus arriver à croire. Attendre. Lâcheté. Attente. Résignation. Vouloir que ça s'arrête. Vouloir être libre. Les derniers mots d'amour. La quitter. Perdre. Attente. Ne plus être là. Ne rien dire à personne. Stand by. Passer à autre chose.
L'autre. L'espoir / La colère. Les projets / La jalousie. L'extase / l'incompréhension. Résignation. Echec. En si peu de temps.
Le mois de novembre. Le mois de décembre. Noël Seul. Jour de l'an salvateur. Le mois de janvier. Malheur. Tristesse. Manque. Pensées amoureuses. Regrets. Mauvais timing. Prise de sang. Pas le sida. Pas l'hépatite. Prozac inside. Fatigue. Apathie. Trop de boulot. Oubli de soi. Abnégation. Solitude salvatrice. No future.
Londres. Espoir. Manque. retrouvaille. Projets. Voyages. Sourires. Californication. Mail de mes parents. Partage. Sourire. Insouciance. Soupirs. Une autre vie.

Chapitre 4.

(Futur)


Re-couvrance

Elle fait un pas, elle s'avance elle me dit au revoir et je pourrais encore je pense lui dire à plus tard si elle se rendait à l'évidence que tout nous sépare qu'il ne faut pas me faire confiance que je n'ai rien à voir avec ses belles espérances ni maintenant, ni plus tard mais je pourrais encore je pense lui payer un coup à boire tout recommence mais rien ne se répare quand les coeurs sont en faïence c'est foutu, c'est trop tard mais sur le pont de Recouvrance elle est si belle à voir que je pourrais encore je pense m'arrêter un jour de boire pour l'embrasser sans offenses sans migraines, sans cafards mais rien ne se passe comme je le pense quand l'envie me prend de boire tout recommence mais rien ne se répare quand les coeurs sont en faïence c'est foutu, c'est trop tard pardonne moi toutes mes offenses pardonne moi si je m'égare je ne sais plus dans quel sens se trouvait le Jean-Bart mais rend toi à l'évidence que tout nous sépare qu'il ne faut pas me faire confiance que je n'ai rien à voir merde c'est pas de chance on n'a plus rien à boire moi je pensais qu'à Recouvrance ça fermait un peu plus tard moi je pensais qu'à Recouvrance on trouvait toujours à boire à boire tout recommence mais rien ne se répare quand les coeurs sont en faïence c'est foutu, c'est trop tard


Say Hello To Nathalie...



**soupir**


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