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patients

un jeune couple un peu hippie, une très vielle dame à canne, une petite jeune fille discrète, un jeune homme sage, un homme, sûrement un travailleur, mains fortes, cheveux plutôt longs, moi, avec mon bouquin, « La montagne de l’âme ».
À ma droite, les acteurs du futur drame. Assis, face à face.
Une grosse dame blonde, habillée moderne, bonnet original sur la tête, jupe longue, petites bottes, dans la cinquantaine...
Un vieux couple, très élégant, lui presque aveugle.
Autour d’eux chacun attend, attend son tour, évaluant discrètement du regard ses chances d’être le prochain.
La grosse dame, qui semble s’ennuyer, engage alors la conversation. Le vieux monsieur répond. Il conte longuement, les malheurs et les bonheurs de sa vie quotidienne. La dame, apparemment animée de bonnes intentions mais riche sans doute de lectures philosophiques et psychologiques mal digérées, glisse peu à peu vers de longues considérations sur la vieillesse et la mort. Elle s’écoute parler, se gargarise d’opinions positives et éclairées.
Le vieux couple, visiblement content de tuer le temps en bavardant, embarque. Ils parlent à très haute voix dans le silence intéressé et plutôt amusé des autres patients. Peut-on rêver d’un meilleur public?

Magnanime, la dame blonde fait part de sa sagesse. Elle la ronronne. Le couple l’écoute, acquiesce courtoisement. Tous les trois sont d’accord. Le vieillissement et la mort sont choses naturelles et ils n’en ont pas peur. On dirait des enfants qui jouent. Un jeu avec la réalité. Un jeu en marge de la réalité. Ils jouent. Ils jouent avec des mots. Ils ne pressentent pas encore la présence dans l’ascenseur d’un autre joueur, moins serein. Soudain elle arrive.

Maigre, cheveux blancs, lunettes, vive, décidée. Elle prend place non loin de la dame blonde.
Le trio l’observe. Elle ouvre aussitôt son livre, s’absorbe dans sa lecture. Un instant suspendue la conversation reprend. Dès les premiers mots, elle se révolte et intervient. Elle demande fermement à la grosse dame blonde de cesser ses questions et ses réflexions. Elles sont déplacées dans une salle d’attente. Elle n’a pas tort mais manque de tact. La grosse dame blonde reste calme et répond en réaffirmant tranquillement ses convictions. Elle, souffre nettement d’autosuffisance et de manque d’intuition.

La vieille dame maigre devient agressive, dit qu’elle est infirmière et qu’elle sait de quoi elle parle. La dame blonde riposte.. Elle ne voudrait pas l’avoir comme infirmière. Le vieux couple, prudent, se tait. Autour d’eux, tous écoutent, regardent, attendent.

Alors s’élève une voix claire et posée. C’est un très jeune garçon, accompagnée de sa mère. Quelle expérience a-t-il donc vécue pour être si sensé, si sage, si naturellement respectueux ? « On a le droit d’avoir peur de la mort. Et moi aussi je pense que ce serait mieux de ne pas discuter de cela ici. ». C’est tout. Il se tait. Aucune réplique.
La dame blonde, impressionnée, se rend, renonce et se résigne au silence.
Les autres acteurs du drame aussi. Assis côte à côte et face à face, leurs regards sont tournés vers l'intérieur.
Dans la salle d’attente replongée dans l’ennui, chacun s’est réfugié dans son jardin privé.


Park Avenue, 7:10 am

C'est à chaque fois en tournant au coin de la 3e et de la 79e qu'il y pense. Il se demande tout le temps pourquoi il fait ça, pourquoi il est là, et pourquoi il rajoute un peu de compliqué à sa vie. Pourtant, sur le moment, il n'y pense jamais. Il est heureux même, et sincère. tout se passe bien. Jusqu'au soir, ou tout se brouille de nouveau dans sa tête. tout redevient complexe, plus rien n'est simple et il se perd dans ses choix.

Le soleil brille dès le matin et c'est d'un pas décidé qu'il se dirige vers chez elle. Les épaules en arrière, il a fier allure, peut-être parce qu'il se sent sûr de lui en allant lui rendre visite. Il sait qu'elle va lui sourire, le réconforter, et ne pas lui poser de questions. Les étreintes ne seront pas chiches, ni hypocrites. Il sait qu'il peut compter sur elle.
Et même s'il ne parle jamais, il n'a aucun doute sur le fait qu'elle l'écouterait.

Il passe le marchand de fruit et inspire profondément les odeurs des litchis et des mangoustans. "C'est à cette époque de la saison qu'ils sont le plus juteux" lui jette l'épicier au passage. Il regarde sa montre machinalement, comme pour ne pas avoir à répondre, et sortir de sa bulle. Alors il esquisse un sourire, comme pour refermer la porte derrière lui, poliment.
Il voit au loin les drapeaux qui tombent en façade du bâtiment ou elle habite. Il a pris pour habitude de les compter en passant au coin de la 65e. Il n'a jamais su vraiment combien il y en avait, car plus il s'approchait, plus l'image de celle à qui il rendait visite emplissait son esprit.
Ses longs cheveux sombres à partir du 7e drapeau. Ses grand yeux verts alors qu'il recommence à compter. Ses cils épais à peine juste après. 8, 12, 10, il est à chaque fois obligé de recommencer. Il a beau essayer de se concentrer, soupirer, se frotter le front et replacer ses lunettes, il y a toujours une hanche ou une portion de son cou qui l'affole à un moment ou à un autre.

Il passe maintenant la 60e, et se retourne de peur de perdre son upper east side. D'un coup d'oeil il aura eu le temps de penser à ce qu'il laisse derrière lui, à tout ce qu'il aurait pu dire pour que tout s'arrange, à tout ce qu'il a dit et qui a rien arrangé. Il sait bien que c'est trop tard, que de toutes façon le soleil se couchera ce soir, sans compassion, sans regret, et sans jugement sur sa situation.
Il marche un peu plus lentement pour traverser la 59e, ajuste la bandoulière de son sac, remet son col en place, et éteint la musique qui rythme ses pas. Il s'arrête devant le Deli qui touche le Grand Hyatt, regarde quelques secondes le ballet des énormes gateaux qui valsent en vitrine, et s'engouffre enfin dans le tourniquet en laiton qui vient tout juste d'être polishé. Il est à peine 7h25, il est un peu en avance, et c'est maintenant un sourire qui orne son visage.


a short term effect.

Thirty fucking four. And all the shit that goes with it.

movement
no movement
just a falling bird
cold as it hits the bleeding ground
he lived and died...
catch sight
cover me with earth
draped in black
static
white sound

a day without substance
a change of thought
an atmosphere that rots with time
colours that flicker in water
a short term effect

scream!
as she tries to push him over
helpless and sick
with teeth of madness
jump jump dance and sing
sideways across the desert
a charcoal face
bites my hand
time is sweet
derange and disengage everything

a day without substance
a change of thought
the atmosphere rots with time
colours that flicker in water
a short term effect

an echo
and a stranger's hand
a short term effect
an echo
and a stranger's hand
a short term effect

The Cure - Short term effect



Mood + envie = besoin...

Comme une chemise blanche propre, entre autres. Discret patchouli, bois de santal que j'aime tant, cèdre et bois de gaïac. Epices pour ouvrir l'appetit, ambre enveloppante et accent ultra chic de cuir, sans les grincements. Et puis des fleurs. D'oranger. Puis de la lavande, de la violette et du géranium. Et encore du jasmin naturel, de la pivoine blanche. Précieux, magique, puissant. J'en ai tellement besoin.



Parfois femme varie

- (Matin) Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, (fin de matinée) Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, (début d'après-midi) Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, (fin d'après midi) Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, (début de soirée) Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat, Je veux une tarte au chocolat !
- Ca tombe bien, y'a une boulangerie d'ouverte ! A cette heure-ci t'as bien de la chance !
- Non ca m'tente plus...
- d'ooooh !!!...


[sans titre, ou tout du moins sans titre ne faisant pas parti du vocabulaire non grossier]

[Mode "je range mes idéaux bouddhistes" ON]

après une séance de ciné comme celle que j'ai vécu hier soir, j'ai besoin d'évacuer, afin d'être heureux et de retrouver la paix en moi-même, et aborder les deux prochaines semaines sereinement. Et pourquoi pas retrouver un peu d'estime et de respect envers l'espèce humaine. Merci Edward de représenter si bien mon état mental actuel. Jusqu'à demain en tous cas, date à laquelle ce post sera obsolète...



[Mode "je range mes idéaux bouddhistes" OFF]


ultimate 22

&PIXIES - Monkey gone to heaven
GHINZU - Blow
THE DOORS - Riders on the storm
LOU REED - Walk on the wild side
BJÖRK -Hyper ballad
WEEZER - Buddy holly
DEPECHE MODE - Never let me down
EDITORS - Munich
THE SMITHS - there is a light that never goes out
LEONARD COHEN - I'm your man
BEASTIE BOYS - Sure shot
THE BREEDERS - fortunately gone
PINK FLOYD - confortably numb (Pour le solo de Gilmour)
RADIOHEAD - Just
THE AUTEURS - Showgirl
MY BLOODY VALENTINE -
JUSTICE VS SIMIAN - 'Cause we are your friends
CHEMICAL BROTHERS - Hey boy, hey girl
SMASHING PUMPKINS - Drown
THE HIVES - Hate to say I told you so
THE JIMMY HENDRIX EXPERIENCE - Little wing (cette intro...) et Bold as love
CREAM - Crossroads (Le solo hallucinant de Clapton...)

Plus de 2 ans pour pondre cette liste. Les 22 morceaux qui font ma vie, sans ordre de préférence, évidemment.


mwahahahahahaha !!!

Ca fait rire que moi ou... ???!! (petite astuce : ça devient vraiment hilrant au bout du 5e visionnage en boucle...)



Torture...

Tout le week end... Pendant tout le week end j'ai vu cette pub pour D*rex, qui vente les mérites de son préservatif ultra large et donc facile à enfiler, et qui, à la fin met en avant sa boite "mega plaisir" ou un truc du style, avec son anneau vibrant (ah ah trop naze...) son gel chauffant et ses nouvelles capotes confortables... Pas que je l'aime pas la pub, elle est rigolote, mais... Comment dire... C'est comme si on me collait, moi, grand fan de mac donald's devant l'éternel, un big mac devant les yeux, tout chaud, parfait, et que, en fait, il s'évaporait dès que...

Oui, bon, ok je le sais, c'est pas ce week end que je vais avoir du sekse... Tsss... J'ai les yeux vitreux, des insomnies, des troubles du comportement tellement... Bon il est tard, je ferais mieux d'aller me coucher avant d'avoir envie de violer mon oreiller... Gnnnn...

PS: c'est en vente libre le bromure ?



Quand le boulot prend le pas... c'est pitoyable...

Elle : j'l'ai dis souvent
Elle : c precieux
Elle : ça a pas de prix
Lui : pour tout le reste, y'a master card



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