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Rire du malheur des autres, c'est mal...

Mais ça fait tellement de bien...

"Selon le journal News of the World, Britney Spears, hospitalisée depuis quelques jours, irait très mal. La chanteuse aurait tenté de se pendre avec le drap de son lit après avoir couru dans toute la clinique en hurlant : "je suis l'antéchrist"."

L'information est à prendre avec des pincettes...


Y'a quand même un gros problème mondial avec les médias, et Internet... Aujourd'hui bizarrement j'en ris...
Internet et son pouvoir de persuasion sur les masses... Faudra que j'en fasse un billet un jour tiens... Si Internet ne m'a pas tué avant !


Lost soul forever



Samedi, 16h40. Je rentre dans cette grande surface surpeuplée, des écouteurs dans les oreilles et le son au maximum. Je n'entendrai pas la rumeur des clients, les offres ventes flash et la musique d'ascenceur.
Il est impossible de faire plus de 3 pas en ligne droite.
Il y a toujours un noeud, là, devant ou que je me trouve.
Ils s'arrêtent sans raison, ou pour goûter le saucisson, ou pour raconter leur semaine à la voisine qui fait ses courses au même endroit, ou juste pour rien.
Les néons tuent mes yeux, et j'erre dans les rayons sans vraiment trouver ce que je cherche. Je vois certaines personnes qui sourient franchement, d'autres qui revendiquent le point levé, les derniers qui poussent leur chariot avec une fierté digne de celle d'un empereur romain.
On jurerait même que certains ont sorti leurs habits du dimanche pour venir ici. c'est flippant. c'est la grande messe des courses alimentaires du samedi. J'en vois même qui draguent au rayon biscuits secs.

Tout cela commence à m'étourdir, et j'ai l'impression de tourner en rond, un peu comme un rat en cage. Comment peuvent ils sourire ? Parce que c'est leur raison d'être, de venir dépenser leur salaire a grand renfort de rillettes et de swiffers ? Je ne comprends pas mais je m'interroge, alors que je me fais la reflexion que c'est pile poil la dixième fois qu'on m'écrase l'orteil droit, lourdement. Bizarrement c'est la jungle, il n'y a pas vraiment de sens de circulation. Les conducteurs de caddies sont les rois. On les respecte. et plus le caddie est plein, plus il impose sa force en tête de gondole...
J'ai chaud, si chaud que j'aimerais me trouver devant les bacs a surgelés... Mais je n'ai rien à y faire. Je tente un autre chemin pour ne pas repasser une quinzième fois devant le même endroit et je me retrouve du coté des caisses : Je n'en crois pas mes yeux, mais aux caisses, il y a la télé. Pour remplir les temps de cerveaux disponibles sans doute, à moins que ce ne soit pour abrutir un peu plus les courageuses hôtesses de caisse.

Je ne trouve pas ce que je suis venu chercher, et la folie monte en moi. Mon pas se fait plus pressant, je n'arrive plus à me détourner des marques qui me sautent en pleine face... Il n'y que des personnes énormes autour de moi et tout tourne, je n'arrive plus à bouger. Une hôtesse qui s'adresse à moi parle sans lâcher de mots, et je me retourne pour ne pas avoir à subir la folie qui m'entoure. Ce supermarché me ramène à ma vie, et ses lumières qui m'aveuglent. Ces gens qui me bousculent sans prendre le temps de me considérer. Ces promotions sur les sentiments, et ses achats coup de coeur, par paquet de 4 uniquement. 1h de folie et de frénésie, de désirs et d'envies, pour tout effacer et laisser le tourment derrière soi une fois la caisse passée. Le ticket de caisse salvateur comme un bilan et un témoin de ce gâchis permanent.
Il est déjà bien trop tard : je lève la tête vers les faux plafonds, et j'avance vers la sortie, sans savoir ou elle se trouve. Je me rends compte alors, que pour toujours, je suis une âme perdue.


Y'a de l'abus...

D'habitude, chui un garçon posé, calme, gentil, patient, mais quand on me cherche on me trouve. Là ils s'attaquent carrément à un de mes films cultes et je trouve que y'a de l'abus. Alors pour ne pas passer pour la personne que je ne suis pas et pour ne pas partir dans un diatribe que personne en comprendrait (genre "get a life, Cil, prends du prozac et arrête de nous sâouler"), je préfère vous laisser juge...

'Closer', sortie en janvier 2005


'Les témoins', sortie en février 2007


Sur ce je vous laisse, faut que j'ailler crever les pneus du 4X4 du type qui a été honteusement payé pour pondre cette affiche...



Parceque ma cruauté est infinie.

Presque autant que ma connerie...





Le mot du jour qui fait du bien.

voilà le "motdujourquifaitdubien" qui, une fois prononcé par la bonne bouche, et au bon moment (j'insiste), provoquera bien-être et sereinité, voire même guérira divers maux, tels que les torticolis, cors et durillons, constipation chronique, insomnie et autre montée de stress. Parfois même, il a été observé des soulagements de la tristesse post-coïtale, des complications intra-auriculaires et de la bêtise humaine (plus rarement dans ce dernier cas néanmoins).
Ne l'essaye pas chez toi, il ne sert à rien sans un contexte et un moment t.



> hug :
(verb)
clasp, cling, cuddle, embrace, grasp, grip, squeeze, cherish, nurse, retain.


Se comprendre

Il avait eu envie d'elle tout le jour. son esprit s'étreignait. Il aurait voulu lui faire l'amour là, alors que la nuit s'installait, tout juste dessous cet arbre.
Ils étaient trempés, à peu près autant par la pluie chaude qui tombait droite et lourde, que par le bain improvisé dans ce lac au couché du soleil.
Il se disait que ce n'était pas lui manquer de respect que de vouloir la faire basculer avec lui, dans la mousse tendre, entre les racines de la mangrove. Tout s'y prêtait à ses yeux. Ils étaient bien, il faisait bon, et ce baiser qu'il avait déposé au coin de son sourire lui donnait une incroyable impression de bien-être.
Alors pourquoi s'arrêter là ? Pourquoi ne pas lui montrer qu'il la désirait comme personne ? Il se persuadait tout seul sans avoir envie de gâcher l'instant, et la serrait un peu plus fort dans ses bras.
Il ne pleuvait plus maintenant, et leur regard s'éteignait à mesure que la nuit tombait. Pourtant ils ne se quittaient pas des yeux, et tout autour d'eux semblait converger dans ce tunnel formé par cette étreinte visuelle.

Tout se passait là.

Les sourires en disaient à peu près autant que leurs silences, et même les cris de la faune rythmaient ce moment, presque figé.
Les corps figés, les regards figés, les coeurs figés.

Elle posait sa tête au creux de son cou, et il aimait se dire que sa jolie chevelure lui rafraîchissait la joue à mesure qu'il laissait tomber son visage contre ses cheveux. C'était doux, elle sentait l'ambre et goûtait le sel. La lune lui donnait à présent une couleur d'ivoire, et la pluie qui se remettait à tomber venait frapper en reflets luisants ses hanches pleines.
Ses formes se dessinaient sous le coton léger et détrempé de ses habits. Il la sentait s'endormir contre lui. Son coeur battait plus lentement que jamais et il sentait qu'elle respirait profondément, insouciante et calmée par l'étreinte qu'il tenait autour d'elle.
Alors qu'il posa sa main sur son ventre pour mieux sentir sa respiration, elle ouvra les yeux grand, comme lors d'une renaissance. Il regrettait déjà son geste, mais elle roula sur lui, ses genoux de chaque coté de ses hanches, ventre contre ventre, torse contre torse. Elle posa ses mains sur ses joues, et l'embrassa comme la plus intense des demandes. Il la serra fort, et sans même un effort ils se retrouvèrent nus, s'emboîtant l'un l'autre, si naturellement qu'il souriait d'avoir douté de lui, d'eux, d'elle. Les plus doux baisers étaient échangés, les caresses n'arrêtaient plus, et les emprises grandissaient à mesure que leur souffle puis leurs gémissements se faisaient présents.

Il s'aimèrent toute la nuit, s'endormant l'un dans l'autre, puis souvent, dans un sursaut, se rappelant que cette nuit là serait peut-être la seule, ils recommençaient à se donner du plaisir, sans jamais se lâcher, sans jamais se décoller, sans jamais faiblir sous la lune et la pluie qui venait régulièrement réveiller leur désir. Ils s'offraient tous les deux, comme une marque de confiance, comme un merci salutaire et réciproque, comme pour remplacer ces mots qu'ils ne trouvaient jamais, comme pour se dire qu'une fois encore, ils se comprenaient.



Sans titre #8461243

J'entends encore l'onde sensuelle de ta bouche sur la mienne. C'était si fort, c'était si beau, la philosophie de ton souffle entre mes mots. Les plumes volent encerclées par tes ondes, mes habits collent, faut qu'j'm'innonde. Mais je n'sais plus où donner du crâne, ça n'répond plus, j'attends la panne.
Mais comment t'atteindre, onde sensuelle ? Toi qui me donnes des ailes... Pourrais-je te rendre un jour éternelle ? Pour nous lier jusqu'au ciel...
Tes doubles sens si romantiques m'ont troublé, onde magique... Y a-t-il un sens à ta venue ? As-tu un nom? Moi non plus...



Hate or jealousy ?

J'aurais pu faire cette video !!! La preuve ? En la regardant, je n'arrête pas de passer du sourire de satisfaction purement testosteronistique induit par ma condition de mâle, au rire franc et gras en criant "'culé, 'culé vinvin !". On est dans le fantasme ultime. Enfin, me concernant en tous cas. ca fait du bien de rire.



Monsieur gentil

Monsieur gentil est très gentil

Il fait toujours son lit.
Il se brosse toujours les dents.
Il essuie toujours ses pieds.
Il ne claque jamais la porte.
Il n'oublie jamais les anniversaires.
Et il ne ment jamais.

Monsieur Gentil est très, très gentil.
Or, Monsieur Gentil habite Méchanville.

Une ville ou persnne n'est comme monsieur Gentil.

Une ville ou les gens claquent les portes.

Et il te les claquent même au nez.

A Méchanville, les flaques sont plus profondes qu'elles en ont l'air.

A Méchanville, le chiens mordent plus qu'ils n'aboient.

A Méchanville, même les arbres sont méchants.

Un jour, il pleuvait et le vent soufflait.
enfin comme d'habitude.
Il faisait toujours mauvais à Méchanville.
Monsieur Gentil marchait sans gêner personne lorsque le chapeau du monsieur qui était devant lui s'envola.
Monsieur Gentil bondit pour le lui rattraper.
Le monsieur se retourna et lui lança un regard furieux.

- Qu'est-ce que vous faites ? hurla-t-il. rendez-moi mon chapeau !

Pauvre monsieur Gentil !
Ce genre de choses lui arrivait tout le temps.

Tu vois, rendre service à Méchanville était impossible, inimaginable, du jamais vu.

Si Monsieur gentil proposait à une dame de l'aider à porter ses courses, il était accusé de vol.

S'il tenait gentiment la pote à quelqu'un,
celui-ci lui donnait un bon coup dans le tibia.

Ce n'était pas étonnant que Monsieur Gentil ne soit pas très heureux.

En fait, il était très malheureux.

Il décida alors de partir se promener pour réflechir.

Il marcha très longtemps.

Il était tellement perdu dans ses pensées qu'il ne remarqua pas qu'il avait parcouru un très long chemin.

Et il était tellement perdu dans ses pensées qu'il se cogna maladroitement contre un monsieur.

-- Oh ! Oh ! Je ssssssssuis dé-désolé, bégaya monsieur Gentil avec nervosité.

- Il n'y a pas de mal, dit le monsieur, avant de continuer son chemin.

- Pas de mal, répéta monsieur Gentil. Pas de mal ?

De toute sa vie, monsieur Gentil n'avait jamais entendu dire : "Il n'y a pas de mal".

Puis Monsieur gentil remarqua que le soleil brillait.
C'était étrange, car le soleil ne brillait jamais à Méchanville.

Un peu plus loin, monsieur Gentil trouva une poubelle renversée.
Sans réflechir, il ramassa toutes les ordures.

- Merci, dit une dame.

Monsieur gentil la fixa du regard.
De toute sa vie, monsieur Gentil n'avait jamais entendu dire : "Merci"

-Ou suis-je ? demanda-t-il.

-Vous êtes à Gentiville, répondit la dame.
-Merci, dit monsieur Gentil.
- Il n'y a pas de quoi, dit la dame.

Monsieur gentil était aux anges.

Je suis sur que tu as deviné que monsieur Gentil habite maintenant à Gentiville.

Et monsieur Gentil est heureux

Très, très heureux, rendant service toute la journée

La seule chose qui n'inspire pas encore confiance à monsieur Gentil, ce sont les flaques d'eau.
Une flaque de Méchanville, tu ne l'oublies jamais !



Saint Mal-en-teint...

Là, carrément, je vomis...

C



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